Ditch That Textbook- Une critique de livre

J’aime les livres… eh oui, je suis une accroc à la techno et j’aime encore lire des livres en format papier.  Ce n’est pas que j’ai quoi que ce soit contre les livres numériques, mais avant de faire le grand saut, je dois terminer les quelques centaines de livres papier ,achetés ici et là, qui m’attendent. Je suis une ramasseuse de romans et de livre de développement personnel et professionnel et j’ai une très grosse pile de livres directement à côté de mon lit…qui m’attendent patiemment. Chaque année je me mets au défi de livre un certain nombre de ces livres. L’an dernier mon objectif était de lire 30 livres en tout. Je n’ai pas atteint mon objectif puisque je n’en ai lu que 28…ce qui n’est pas si mal. Un de ces livres est Ditch that textbook de Matt Miller.

Petite anecdote sur le livre: J’ai commandé le livre il y a un peu plus d’un an sur le site d’Amazon. Je l’ai acheté avec deux ou trois autres livres intéressants que j’ai probablement voulu lire suite à une conférence où on les a mentionnés ou parce qu’un ami ou amie me l’avait recommandé. Je les ai achetés et ajoutés à la pile à côté de mon lit. Lorsque je suis arrivé au livre Ditch That Textbook, j’ai remarqué que certaines pages étaient blanches. J’ai tout de même débuté ma lecture en me disant que c’était peut-être un concept de prise de note ou quelque chose du genre… mais non. Plusieurs pages étaient tout simplement manquantes. Lorsque j’ai contacté Amazon, on m’a dit qu’il était trop tard pour retourner le livre et j’étais donc bien triste de ne pas pouvoir lire le livre. J’ai contacté l’auteur…et devinez quoi? Il m’a envoyé une copie gratuitement! Une copie signée en plus… il a même ajouté quelques autocollants. Quelle chance! Je tenais à le souligner ici, car ça vous démontre un peu à qui nous avons affaire en tant qu’auteur. J’avais encore plus hâte de lire le livre.

En tant qu’auteur de cahier d’activité, je dois admettre que le titre du livre m’a fait peur un peu. Après tout, j’ai écrit quelques cahiers d’exercices et je sais qu’on y retrouve de très bonnes choses et de la très bonne pédagogie. L’idée derrière Ditch that textbook n’est pas de présenter un éditorial contre ce genre de matériel du tout. Ce n’est pas non plus un exposé sur l’importance d’être une classe sans papiers et entièrement technologique.  C’est plutôt un livre qui parle de l’importance d’être passionné en tant qu’enseignant, d’être créatif et surtout d’innover! Pour tout enseignant motivé, c’est un livre qui vous fera dire: ah bon, je ne suis pas le seul à être comme ça!

En lisant le livre, j’ai pu venir confirmer certaines de mes pratiques de pédagogue, j’ai trouvé de nouvelles idées et j’ai réfléchi et retravaillé certaines de mes pratiques.  Bien sûr, certaines idées m’ont moins rejoint et certaines suggestions ne s’appliquaient pas dans le contexte de mon cours.  L’auteur nous met à l’aise avec tout ça en nous faisant sentir que c’est tout à fait correct de ne pas embarquer dans chaque idée et qu’il faut choisir ce qui nous convient. Je me suis senti, en lisant cet auteur, comme si je jasais avec un autre enseignant motivé et passionné par l’enseignement.

L’idée d’utiliser des appels mystères avec Skype m’a beaucoup intrigué et c’est quelque chose que j’aimerais essayer en classe. Les problèmes techniques possibles dans mes différents locaux me font peur un peu, mais innover c’est aussi surpasser ces peurs et essayer quelque chose de nouveau pour ensuite s’ajuster. Je vais aussi regarder comme Twitter pourrait prendre une place plus importante dans mon enseignante. Je l’utilise déjà pour mon développement professionnel, mais des possibilités d’utilisation en classe me sont venues à l’esprit pendant ma lecture. Ces deux outils aideraient mes élèves à communiquer avec d’autres que moi et leurs collègues de classe.

La suggestion d’utiliser le clavardage avec Today’s Meet lors des périodes de lecture en silence en classe fut une des premières choses que j’ai essayée en classe et c’est génial. Mes élèves peuvent poser des questions et ne pas rester bloqués à cause d’un mot ou d’un passage du livre, et ce, sans devenir une source de distraction pour les autres élèves. Je n’aimais pas ces longues périodes de classe ou je regardais mes élèves lire en silence…bien qu’il est rare que mes élèves soient silencieux et lisent des cours complets. Je me sentais inutile lors de ces moments. Maintenant je peux communiquer avec eux et les guider pendant  leur lecture. C’est quelque chose que la technologie me permet de faire et qui serait impossible sans elle.

Avec le livre Teaching like a pirate, ce livre est un des incontournables que je recommanderai à mes collègues et à mes élèves en stage à l’université. C’est un livre que je devrai également relire à certains moments. 

Je vous invite à suivre l’auteur de ce livre sur son blogue ici, ou de le suivre sur Twitter. J’ai aussi eu la chance de participer au Ditch that textbook summit qui était super! C’était ma deuxième année et ce fut, encore une fois cette année, très pertinent!

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Ditch That Textbook-A Book Review

I love books… and yes the tech geek that I am still reads paper books. Not that I have anything against reading online but before I make the switch, I have to finish reading the 100+ books that are waiting to be read. I pick up novels, professional development and personal development books mostly and they become this huge pile of books next to my bed. Every year, I set a goal to read a number of books. Last year, I did not reach my goal of 30 books but read 28… which is not that bad. One of those books was Ditch That Textbook by Matt Miller.

Funny anecdote about the book: I ordered this book over a year ago through Amazon. I bought it with two or three other interesting books that were most probably mentioned at a seminar or by friends and put them on my to-read pile next to my bed. When I finally got to it, I noticed that the book had a printing issue. Some pages were blank. I started reading thinking maybe this was a concept where we were meant to take notes but no… pages were missing. When I contacted Amazon, I was told it was too late to return the book for a year had passed… I was so sad. I contacted the author… and guess what? He sent me a free copy. A free signed copy and send some cool stickers along as well. What a great guy! I really wanted to mention it here so that you know what kind of person we are dealing with here. Made me want to read the book even more!

As a textbook author myself, I have to admit that the title kind of scared me. After all, since I wrote a few textbooks, I know that there is a lot of good stuff in there. The whole idea behind Ditch That Textbook is not to present an exposé against the material. It is also not about making sure your class become completely paperless and uses technology. It’s about embracing being a teacher, being creative, being innovative. For any motivated teacher, this is a: I am not alone kind of book.

As I read the book, it sometimes reaffirmed that what I was doing was good, sometimes gave me ideas, sometimes made me rethink things that were going on in my own classroom. Of course, some of the suggestions did not apply to me but the message always did. The author made me feel that it was absolutely OK to try things… but also to choose and not use some of the ideas presented. His reflections felt like talking to another motivated teacher and having someone understands what this passionate teaching is all about.

The Skype Mystery calls really intrigued me and I would love to try it in my classroom… The possible technical issues in my classroom(s) scare me a bit but innovation is all about getting over the fear, trying something new and adjusting.  I will also check out how I can incorporate Twitter into my teaching as well. I already use it for professional development but could use ith with students so that they communicate with others and not just me or the other students in the class.

The suggestion to use the chatroom Today’s Meet during silent reading was the first thing I tried and it is just great. My students can ask questions and not be stuck because of a word or certain passages and yet, are still silently reading and not be a distraction to other students…not that my students are silently reading every class! I just hated those long classes where students read in silence and I was left out. What a great way to still communicate and guide them! Something that technology allows me to do and that I could not do before.

With Teaching Like a Pirate, it’s one of the other must reads that I will recommend to colleagues and to the student teachers I supervise! It’s a book that I will have to schedule to re-read from time to time as well!

I invite you to follow the author on his blog here, or follow him on Twitter. I also participated in the Ditch That Textbook Summit which was amazing! It was my second year and was such a valuable professional development opportunity.

 

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Bien gérer son temps, en classe et dans la vie! (2e partie)

Dans mon dernier billet, j’ai parlé de mon utilisation de minuteries en classe lors d’activités ou tout simplement pour m’aider à être plus efficace en classe avec les élèves. Les enseignants ont aussi beaucoup de tâches connexes liées à leur travail qui ne sont pas nécessairement de l’enseignement. Nous avons des périodes dédiées au travail administratif dans notre horaire, des journées pédagogiques et nous travaillons aussi, bien évidemment, de la maison (quand ce n’est pas dans nos pauses et sur nos heures de dîner!)

J’entends souvent des enseignants dire à quel point ils sont débordés par toutes les tâches à accomplir et il est très facile d’être distraits lors des périodes de travail dites ”administratives”.  Vous est-il déjà arrivé, en tant qu’enseignant, de terminer votre journée pédagogique et de vous dire: mais je n’ai rien fait aujourd’hui!? Je suis certaine que vous avez accomplit plein de choses, mais les distractions constantes de la journée ont fait que les choses essentielles n’ont pas été faites. Et que dire de travailler de la maison! Entre le mari/chum et ses questions, les enfants et les distractions du genre manque de motivation (encore un épisode de Stranger Things et je débute ma correction…) il est facile d’avoir le sentiment de n’avoir rien fait de la journée!

Ce qui m’aide? La minuterie, oui, oui, encore elle 🙂

Utiliser une minuterie au travail

J’ai de temps à autre dans mon horaire des plages réservées au travail de type administratif. J’ai donc une heure et 15 minutes pour faire ce que j’ai à faire… mais ce travail se fait très peu si je suis constamment distraite. Des courriels entrent dans ma boite de réception, des collègues viennent me parler d’un cas d’élèves… et lorsque la cloche sonne, je me rends compte que je n’ai rien biffé de ma liste! C’est donc là que je sors ma minuterie. Je commence par choisir 2 ou 3 tâches que je dois absolument compléter et je fais une estimation du temps requis pour chaque tâche. Par la suite, je me mets mon casque d’écoute sur la tête (oui, je deviens complètement antisociale), je mets ma liste concentration sur Spotify (en voici une que j’aime beaucoup) et j’attaque les tâches choisies. La minuterie m’aide à me concentrer sur la tâche et me fait travailler plus vite puisque je dois terminer avant que la minuterie sonne.

La minuterie peut être réglée pour 10 minutes, 30 minutes ou même une heure! Lors des journées pédagogiques, j’aime séparer ma journée en section. Je regarde ma liste et décide de ce que j’aimerais accomplir d’ici la fin de la journée. Ensuite je me cache. Je trouve une classe vide ou j’utilise mes écouteurs et je m’active. Je m’assure de réserver des plages horaires pour socialiser et bien sûr, je prends une pause pour le diner. Par le passé, je travaillais sur mon heure de dîner, mais j’ai appris que de prendre une pause me rendait en fait plus efficace. Je prends donc le temps de mettre la minuterie hors fonction et je relaxe avec des collègues ou avec un bon livre sur mon heure de dîner.

Gérer les distractions

Une des distractions les plus fréquentes lorsque je tente de travailler est mes courriels. C’est pourquoi je réserve toujours une dizaine de minutes à ma routine ici et là dans ma journée pour répondre à mes courriels. Je me mets une minuterie d’une dizaine de minutes, je réponds aux courriels les plus urgents et par la suite, je lâche prise! Je me concentre ensuite sur les tâches à faire et j’ignore les courriels. Voici à quoi pourrait ressembler ma ”programmation” d’une heure de travail.

  • Minuterie 1: 10 minutes: courriels
  • Minuterie 2: 20 minutes: correction des productions écrites du groupe 32
  • Minuterie 3: 10 minutes: pause et lectures d’articles ou d’un livre
  • Minuterie 4: 20 minutes:  correction des productions écrites du groupe 32

Je ne terminerai peut-être pas toute ma correction, mais pour 40 minutes j’ai corrigé et je me suis donné une pause. L’important c’est de mettre à l’horaire la tâche la plus importante ou la plus urgente. J’ai remarqué que je suis beaucoup plus efficace pendant ce 20 minutes que si je m’étais assise pendant une heure pour corriger… j’aurais trouvé des façons de procrastiner! Les pauses m’aident beaucoup. Je ne suis pas distraite pendant ce 20 minutes intense puisque je sais que lorsque la sonnerie arrivera, je pourrai faire mes autres choses. Je ne me retrouve pas non plus dans une correction biaisée. J’ai remarqué que si je corrige pendant plusieurs heures sans pause, les notes des élèves se ressemblent beaucoup ou je deviens frustrée plus facilement (mais nous l’avons vu en classe trois fois et ils font encore cette erreur grrr….). Je préfère être plus reposée en prenant des pauses et je suis donc plus juste et équitable dans ma correction.

Utiliser des minuteries à la maison

J’utilise aussi des minuteries à la maison. Il y a plusieurs tâches que je déteste… comme vider le lave-vaisselle ou nettoyer la litière du chat… Ces tâches peuvent facilement être reportées lorsqu’elles ne nous tentent pas! Elles ont pourtant besoin d’être faites! Je divise donc les tâches qui doivent être faites et je me mets une minuterie d’une trentaine de minutes pour 3-4 choses, par exemple. Ensuite, je me mets une liste de chansons motivantes (j’aime beaucoup celle-ci sur Spotify) et je me mets à la tâche. C’est fou comment on arrive à réaliser un bon nombre de tâches rapidement lorsqu’on a un délai à respecter. Cette idée de mettre une minuterie pour faire des tâches ménagères me vient d’un système qui m’a beaucoup aidé à m’organiser. Flylady n’a rien à voir avec l’enseignement, mais m’a beaucoup aidé à organiser ma vie personnelle et ma maison. Lorsqu’on s’abonne à l’infolettre, les courriels journaliers nous aident à reprendre le dessus sur le chaos qui s’ingère si facilement dans notre quotidien.

Se mettre à l’horaire

Avec toutes ces tâches et cette longue liste de choses à faire, j’ai deux choses qui sont très importantes à ajouter: me mettre à l’horaire et accepter que la liste ne soit pas toute complétée! Je mets à l’horaire du temps pour l’exercice physique, la méditation, la lecture et je sais aussi que je ne pourrai pas tout planifier. Un de mes voyages préférés est celui où nous n’avions rien planifié du tout. Aucune réservation et des choix de destinations à l’aide de pile ou face! C’est bien parfois de ne pas tout minuter, ne pas avoir de liste et de décrocher!

L’autre chose que j’ai dû travailler est d’accepter que ma liste de choses à faire n’allait probablement jamais être vide et que parfois, je dois accepter de remettre au lendemain. Je préfère me concentrer sur tout ce que j’ai barré de ma liste cette journée-là et d’en être fière. C’est beaucoup plus motivant!

Et puis, votre première minuterie est pour quand? Quelle tâche réaliserez-vous en 10 minutes aujourd’hui?

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Time management- in class and in life! (part 2)

In my last blog post I talked about using timers in class to organize activities and manage time effectively for students. As a teacher, there are a variety of tasks that we need to complete outside of the classroom as well. We do have time here and there to do it: during pedagogical days, during a scheduled ‘’work’’ period in our schedule and, let’s be honest, during our lunch hour and our breaks! We also work from home at night and during the weekend!

I often hear how overwhelmed teachers are with everything they need to do and it’s so easy to get sidetracked during those hours dedicated to administrative work. Ever had a pedagogical day where you left and said: ‘’I did nothing today’’? I’m sure you did a lot. You maybe just did not get everything done like you expected to because of distractions. And what about working from home! Between the husband, the kids and the motivational distraction (just one more episode of Stranger Things and I will correct those copies), it’s easy to feel like nothing ever gets done.

One thing that helps me focus is to use timers, yes, again.

Using timers work

I have some blocked time in my schedule here and there. For an hour and 15 minutes I can work on anything that needs to get done… but it rarely happens if I get distracted. Emails come in, colleagues talk to you… and then you realize that your to-do list never got done. So, I like to use a timer. I will decide on 2-3 or more tasks that absolutely need to get done and estimate how much time it will take to do them. Then, I put on my headphones (yes, I’m anti-social like that), turn on my focus playlist on Spotify (here’s one I really like), and then attack the actual task. The timer not only serves as a reminder to focus on the task but makes me work a little faster since I want to finish before it goes off.

Timers can be used for 10 minutes, 30 or even an hour. During pedagogical days, I like to separate my day into sections, look at my list and decide what I would be satisfied being done with at the end of the day. Then, I hide… I find an empty classroom or I use my headphone and attack. I make sure to count some break and socializing time for my day and I make sure to actually take my lunch hour and socialize. I used to work through lunch and I don’t anymore. I find that the actual break makes me more, not less, efficient! I can focus better when the timer is on.

Dealing With Distraction

One thing that distracts me big time when I am online is my email. That is why I always keep a little 10 minutes in my timers for checking my email. I answer what seems urgent and save the rest for later. 10 minutes, that’s it! Then I go back to the tasks at hand and ignore that email. What could one hour of work look like? Here is an idea:

  • Timer 1: 10 minutes: Check emails
  • Timer 2: 20 minutes: Correct essays for group 32
  • Timer 3: 10 minutes: Take a break and read some interesting articles
  • Timer 4: 20 minutes:  Correct essays for group 32

I may not get all of my correction done, but at least for 40 minutes, I corrected and gave myself a break. I may repeat this same schedule later on and get the correction finish. The important thing is to choose the most urgent tasks and get them done. I will get more done in those 20 minutes than I will if I sit for an hour and procrastinate. Those breaks help me as well. I don’t get distracted during the set correction time because I know I will have time to do other stuff and it helps me not to be stuck in a correction pattern either. I find that if I correct for hours, I start to have similar grades for students, I get frustrated with their mistakes (but we saw that in class 3 times!!!!) and it just does not make me an efficient evaluator.

Using Timers at Home

I also use timers at home. There are so many tasks that I do not like… emptying the dishwasher, cleaning the litter box… Tasks that can easily be pushed to the bottom of the to-do list but actually need to get done. I will divide those tasks and set a timer: 30 minutes to do 3-4 things. I put on my favourite motivating playlist (here is one I really like on Spotify) and just go for it. It’s crazy how much faster things get done when you are working against the clock. This idea is something I have been doing for years and comes from a wonderful system by Flylady, which has nothing to do with teaching but helped me become someone with a clean house and helped me organize my life! When you sign up for the daily emails, you can take over the chaos in your home if that’s something you need.

Scheduling Time for Yourself

With all of the tasks and the endless to do on my list I have added to things to my getting things done philosophy: add some time for yourself and accept that not everything will get done. I schedule time for exercising, meditating, reading and can also not plan at all. One of my favourite vacations of all time was travelling with no reservations, nothing planned and using a quarter to decide of our next destination. It’s good to sometimes not use timers, not use a list, not use anything and just relax.

My other challenge was to accept that not everything on my list will get done and that it is absolutely OK! I prefer to look at my list and be proud of everything I have done rather than look at what is not done, it’s a lot more motivating!

So, what will you first timer be? What task will you give yourself 10 minutes for?

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Bien gérer son temps, en classe et dans la vie!

Depuis maintenant quinze ans, je jongle un emploi à temps plein en enseignement, des cours à l’université à chaque session, des contrats à temps partiel en écriture ainsi que des conférences sur divers sujets. S’ajoute à tout ça ma merveilleuse fille que j’élève seule depuis sa naissance. Vous comprendrez donc que la gestion de mon temps est devenue une de mes forces… je n’ai pas eu le choix!

En enseignement, gérer son temps de façon efficace est essentiel. Que ce soit en classe lorsque nous devons gérer des tonnes de questions d’élèves toutes les cinq minutes ou lorsque nous avons des délais à respecter comme l’entrée des notes pour le bulletin, trouver des stratégies et des outils efficaces de gestion de temps est essentiel. Dans mes prochains billets de blogue, je vous présenterai des petits trucs ou des stratégies qui me permettent d’être efficace en classe et même dans la vie.

La gestion du temps en classe

Perdre la notion du temps en classe alors qu’on s’occupe de 30 élèves peut arriver facilement. J’utilise des minuteries régulièrement en classe pour différentes raisons. J’ai découvert que l’utilisation d’une minuterie projetée sur mon tableau interactif permet aux élèves d’être plus concentrés sur la tâche et que cela les aide à gérer leur propre temps efficacement. Un de mes outils préférés est  Online Stopwatch. Il est simple à utiliser et offre également des minuteries drôles comme par exemple des escargots qui font une course. Ces minuteries peuvent être amusantes, mais j’utilise la minuterie toute simple, car les élèves deviennent rapidement distraits avec les autres types de minuteries. Il est aussi important de vérifier le volume provenant de votre tableau interactif ou de votre ordinateur, car la sonnerie à la fin peut être très forte. Les élèves feront le saut de toute façon, mais d’habitude, ils trouvent cela bien drôle.

Je n’utiliserais pas personnellement de minuterie lors d’évaluations. Je trouve que l’ajout de minuterie peut stresser les élèves. Je préfère l’utiliser lors des travaux de groupes. Comme nous, les élèves sont souvent distraits lorsqu’ils travaillent en groupe. Admettez que nous aussi, lorsque nous sommes en groupe avec des collègues, nous avons tendance à nous éloigner de la tâche parfois avec d’autres sujets de conversation. C’est tout à fait humain et tout à fait normal. Les élèves font donc de même.  Lorsque j’utilise une minuterie, je remarque que les élèves retournent à la tâche de façon autonome. Un d’eux mentionne alors le temps restant et ils se mettent tous à la tâche sans aucun rappel de ma part. Ils apprennent donc à gérer leur temps efficacement en travail d’équipe.

Si l’idée de projeter une minuterie est trop intense pour vous ou si cette option n’est pas disponible faute de projecteur, vous pourriez demander à un élève de servir de minuterie. C’est un peu moins efficace et bien sûr, vous devez choisir un élève en qui vous avez confiance.

Vous n’avez qu’à demander à l’élève de vous faire signe dans 5-10 ou 15 minutes selon votre besoin.  Vous pouvez aussi assigner le rôle de gardien du temps à un élève dans chaque équipe de travail. C’est une autre opportunité d’apprentissage de la gestion du temps. Les élèves peuvent utiliser leur montre, leur téléphone (si votre école le permet) ou simplement l’horloge au mur de la classe.

J’aime aussi parfois me mettre des minuteries personnelles plus discrètes et ne pas les projeter aux élèves. Par exemple, si je veux donner 5 minutes à mes élèves pour réfléchir sur un sujet donné avant une discussion, je peux mettre une minuterie de 5 minutes sur ma montre ou sur mon téléphone. Le mode vibration me permet d’être discrète, mais de m’assurer de gérer le temps de façon efficace. Si je me rends compte que les élèves ont besoin de plus ou de moins de temps, ils ne savent même pas que la minuterie était là.  Cela m’aide à gérer les oublis ou lorsque je me rends compte que j’ai donné le double de temps nécessaire et que les élèves ne sont plus engagés dans la classe, car j’étais distraite à quelque chose d’autre.

 

5 minutes avant la cloche

Lorsque j’ai débuté en enseignement, il m’est arrivé fréquemment de commencer une activité et d’ensuite réaliser que la cloche allait sonner. Garder nos élèves motivés et engagés jusqu’à la fin est super, mais parfois, commencer une activité qu’on n’aura pas le temps de terminer diminue l’effet motivant et captivant de cette activité. La portion d’introduction de l’activité devra probablement être répétée au cours suivant, ce qui donne aux élèves un sentiment de déjà vu peu intéressant. Les minuteries peuvent donc aider dans ce cas. Se mettre une alarme discrète sur notre montre ou notre téléphone nous permet d’arrêter le cours 5 ou 10 minutes avant la fin. Il est probablement plus gagnant d’utiliser ces 5-10 dernières minutes pour faire une activité de récapitulation tel qu’un billet de sortie (exit ticket  en anglais), un nuage de mots ou un petit jeu afin de terminer la classe sur une note positive.

Truc techno: Pour les nuages de mots, j’aime beaucoup le site web Answer Garden puisqu’il est facile d’utilisation, autant pour l’enseignant que pour l’élève. Si vous n’avez pas accès à la technologie, vous pourriez demander à vos élèves de créer un nuage de mots au tableau, ou même en équipe sur papier. C’est une activité qui demande peu de préparation et qui révise le vocabulaire vu pendant le cours.

Être flexible

Même si les minuteries sont très pratiques, il faut faire preuve de flexibilité en tout temps. Si vous planifiez votre cours à la minute près, vous risquez d’être non seulement déçu, mais bien stressé. Certains groupes prendront plus ou moins de temps pour réaliser une activité. Certains élèves termineront la tâche rapidement alors que d’autres auront besoin d’aide et de plus de temps. Il est donc essentiel de ‘’marcher sa classe’’. Promenez-vous pour voir ce que font vos élèves, analysez leur travail et leurs méthodes et voyez qui a de la difficulté. Il ne faut pas non plus hésiter à arrêter le cours complètement afin de s’ajuster ou de donner des précisions sur la tâche si on voit que quelque chose cloche. Les minuteries peuvent être changées, mises sur pause ou même complètement arrêtées. Elles sont donc flexibles… comme vous devriez l’être.

 

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Time management- in class and in life!

For the last 15 years, I have been juggling teaching full time, going to university and working part-time on writing contracts or giving conferences. Add to that raising a wonderful daughter as a single mom and you can see how time management had to become one of my strong skills.

Teaching requires lots of time management skills. From being able to juggle twenty questions per minutes from students to entering grades on time for the next report card, finding tools and strategies to help are essential. In my next blog posts, I thought I would share with you some the things that work for me and help me be efficient in life and in the classroom.

Time Management in the Classroom

It’s easy to lose track of time when managing 30 students in a class. I use timers a lot in my classroom for various purposes. One thing I like to do to help students stay on task and learn to manage their time is to use a timer that I project on the board. One of my favourite ones is the Online Stopwatch. It is simple to use and even has fun stopwatches like snails competing in a race. I found, however, that using the plain stopwatch was more efficient since some students became distracted by the cute and fun stopwatches. Be careful to set the volume at an appropriate level as well since the timer will make a loud sound when it is done. It will make students jump in surprise, but they usually find it funny.

I would not personally use an online timer during evaluations since I find it very stressful for students. I prefer to use it when students are working in groups. Like all human beings, it’s easy to get distracted when sitting with other humans. Admit it, if you sit with a team of colleagues, you will easily get distracted and talk about other things. It happens to students as well and it’s normal. When I use a timer, I’ve often seen students get back on task, by themselves, by watching how much time they have left and telling each other that they should hurry and get back to work. It’s always great to see them manage their time without reminders from me.

If the idea of projecting a timer on the board is too intense for you, asking a student to be your timer can also be somewhat efficient. Of course, you have to make sure you can trust this student. Simply ask him or her to tell you when the 5 minutes is up. It’s a little less efficient but is a good solution if you don’t have a timer at all or do not wish to project one. You could also assign someone in each team to be the time keeper. This way, you are teaching the students to manage time on their own. Students can use their watches or their phone (if your school allows it) or simply use the clock on the wall.

I also like to set timers for myself sometimes and not project it to students. If I am going to give students 5 minutes to reflect on something, I will set up a 5-minute timer on my watch or cellphone. I make sure the alarm does not ring and that’s why I prefer to use the vibrating mode instead of an alarm. I can then decide if students need a few more minutes or if it’s time to stop. It’s easy to get distracted while helping a student, for example, and give students double the intended time because you just did not see time fly.

5 minutes before the bell

When I first started teaching, I would often start an activity towards the end of the class, not realizing that the class was about to end. It’s a good thing to keep students engaged until the end of class but sometimes starting a new activity with only 5 minutes to go ruins the hook effect of the activity and means starting all over the following class, giving the students a boring sense of déjà vu. Timers can help if you set them on your watch or your phone to remind you that there are only 5 minutes left to class. Fill in that last 5 minutes with a wrap up activity instead. End with a fun exit ticket, a quick survey, a word cloud of today’s lesson or a quick game that helps to end your class on a positive and engaging note.

ICT Tip: for word clouds, I like to use Answer Garden since it is easy to use for students and can be set up quickly. If you do not have access to technology, you could have students create a word cloud on the board using dry erase markers or have them team up to create their own word clouds on paper. An easy activity that will also help review the vocabulary used in the lesson.

Being Flexible

Although timers can be of great help, they should also be used with flexibility in mind. If you plan a lesson expecting everything to be timed perfectly and for the student to be done in a certain amount of time, you will surely create extra stress and pressure on yourself. Some groups will go faster than others, some students will be finished way ahead of time while some may need extra time to complete everything. I cannot stress enough how important it is to walk your classroom. Check on students, analyze their work, see what they’re struggling with and stop the whole class for further instructions or strategies if necessary. Timers can be changed, paused, started again… they are flexible and so should you be!

 

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Le bonheur facile

Je discutais dernièrement avec une direction d’école qui me disait que pour faire ce métier, et le métier d’enseignant, il fallait avoir le bonheur facile. Il fallait donc être capable de mettre notre énergie sur le positif. C’est comme ça, selon cette direction, que l’on survit et qu’on peut bien évoluer dans le milieu de l’éducation.

Je crois en fait que c’est comme cela qu’on survit partout, dans n’importe quel métier. Trop souvent, j’entends des horreurs dans mon milieu: ‘’cet élève-là, y’a rien à faire’’, ‘’avec les coupures constantes, c’est impossible d’enseigner’’, ‘’lâche prise, on ne peut pas tous les sauver’’, ‘’il faut que tu te protèges, fais en moins!’’, ‘’la clientèle est devenue trop lourde’’. Cette clientèle qu’on mentionne… eh bien, ce sont des enfants, des adolescents. Qu’est-ce qui fait qu’on fait ce métier et qu’on se dit: je choisis qui, d’entre tous les élèves, mérite mon attention? Qu’est-ce qui fait qu’on se dit: ‘’moi je ne fais plus d’effort.’’

Dans tout métier, ce genre de découragement devrait mener à une remise en question. Une réorientation de carrière, une pause, une thérapie… quelque chose. Je n’arrive pas à concevoir passer 10, 20 voir 30 ans dans cet état d’esprit. Mais quand notre emploi en est un de modèle pour des jeunes… il me semble que c’est encore pire!

Cette année, je me suis donné le défi de miser encore plus sur le positif. Je tente de le faire au quotidien, mais j’ai voulu le faire vivre à mes élèves et aux parents également. Je crois fortement à la communication avec les parents. Bien sûr, il y a parfois des parents peu commodes, qui nous remettent en question constamment et même nous accusent à tort. 99% du temps, la communication (un téléphone, un courriel, un suivi) règle le problème. Parfois non. C’est ça travailler avec des humains. Parfois, il faut travailler fort pour se comprendre.

Souvent, la communication avec les parents se limite au bulletin et quelques courriels sur les examens à venir. Lorsque c’est plus que ça, c’est rarement positif. Maxime a dérangé pendant le cours ou Sabrina devrait venir en récupération, car elle a de la difficulté. Comme parent, j’ai rarement eu des communications avec les enseignants au-delà des devoirs à faire, message envoyé à tous les parents du groupe. Mais jamais un courriel positif… j’ai fait le tour de mon entourage et eux non plus n’ont pas eu ça. Alors je me suis lancée.

Dès la rentrée, j’ai commencé à observer mes élèves et à envoyer des courriels. Une fois par semaine, je prends 20-30 minutes et je fais le bilan de ma semaine. Je passe en revue chacun de mes groupes et je prends des notes sur des comportements observables. Un élève a participé plus qu’à son habitude, car il était emballé par le sujet de discussion. Une autre a spontanément aidé un élève en difficulté. Un élève a posé des questions et s’est appliqué dans un travail en particulier avec un souci clair de réussir. Chaque petit geste, réussite, entraide et comportement positif vaut la peine d’être souligné. Et ces observations, et bien je les envoie par courriel aux parents.

Le vrai défi sera de m’assurer que tous ont reçu au moins un courriel cette année. Même l’élève le plus difficile. Car oui, il y en a des élèves difficiles. Des élèves qui viennent jouer sur nos nerfs, qui nous cherchent, qui en fait cherchent de l’attention. Ces élèves-là ne sont pas des élèves avec lesquels il faut lâcher prise. Ils sont ceux qui nous demandent de faire plus. Ils sont ceux qu’il faudra observer plus attentivement pour s’assurer de trouver le positif et de valoriser celui-ci plus que les mauvais comportements.

Mais avec tout le travail qu’un enseignant a à faire, se rajouter des courriels positifs, c’est possible? Tout dépend de comment on voit les choses. J’ai personnellement vu l’impact de ces courriels tout de suite. Des jeunes fiers du courriel envoyé à leurs parents et qui se sentent valorisés, reconnus et appréciés et qui travaillent encore plus fort en classe. Une meilleure communication entre le parent et l’enseignant et une valorisation de mes cours par le parent envers son enfant. D’autres élèves qui entendent parler des courriels et font des efforts, positifs eux aussi. C’est 20-30 minutes ajouté à ma routine par semaine. C’est des minutes de gestion de classe de moins, car le climat est meilleur. Et c’est motivant pour moi de terminer chaque semaine avec du positif au lieu de passer 20-30 minutes par jour à chialer contre le gouvernement, les coupures et la clientèle. Je refuse de passer mes journées à chialer. On m’a déjà dit: le dernier qui a voulu changer le monde, on l’a crucifié… et bien au moins il aura essayé. Je suis loin de me prendre pour Jésus, mais je crois qu’on peut tous, un petit peu à la fois et à sa façon, changer les choses.

Et vous, de quelle façon amenez-vous le positif dans votre emploi et votre milieu?

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Une nouveauté sur Quizlet

Quizlet est un outil qui permet à l’enseignant ou même à l’élève, de se créer des listes de termes, concepts ou mots de vocabulaire à étudier. Plusieurs fonctions comme des cartes pour étudier, des jeux et même des petits quiz audio ou visuel permettent d’étudier les termes.

Quizlet vient d’annoncer une nouvelle fonction qui permet d’identifier des points dans une image. Très pratique pour les enseignants en science et en mathématiques, mais je vois plein de possibilité pour les enseignants de langue seconde également!

Voici une vidéo, en anglais seulement, qui vous présente comment fonctionne cette nouveauté. Quizlet est par contre disponible en français également.

Je garde mon esprit ouvert aux possibilités et essayerai sûrement cette nouvelle fonction!

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Nouveauté pour Google Classroom!

Il est maintenant possible d’avoir accès à Google Classroom avec une simple adresse Gmail. Plus besoin d’attendre l’approbation de votre commission scolaire ou du soutien technique! Il suffit d’avoir un compte gmail et voilà! Même chose pour un élève! Voici un petit tutoriel qui l’explique très bien. (en anglais seulement)

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Using technology in the classroom-Recap

As teachers, we all know that including technology in our lessons is important. After all, technology is something that students will need in the future. Students like using technology, parents want us to include it and teach it, our bosses encourage it…but let’s be real. Technology is not as accessible as we would like. Computer labs need updating, we don’t have enough devices for a group of 30 students, paid apps and programs are often refused by administrator due to budget cuts… Teachers everywhere are achieving miracles with what they have and finding ways to integrate technology in very creative ways.

Recap has allowed me to integrate technology easily and best of all, for free! Students use their own devices or borrow one. The app works across platforms and on various devices. There are no lost videos since everything is shared between me and my students. The app is simple to use and setting up classes is a breeze.

So far, I have assigned students questions to complete as homework. They use their mobile device or computer at home to complete my assigned questions. I keep looking for ways to use Recap even more, however. I plan on having group discussions recorded by having one device per team. With 8 teams, students could be assigned a series of questions to discuss and the discussions would then be recorded. This way, discussions could even be evaluated. Since participating in a group discussion is a competency that is developed and evaluated in my ESL program, this will allow me to evaluate all of my students through videos. Usually, I am only able to evaluate one or two groups during a class but now, I can simply assist students in the discussion and evaluate them quietly, later on.

Now, this is just a thought 😉 I will try it out and see if it works. Integrating technology means trying new things and not waiting for things to be perfect. I teach my students that mistakes are ok to make and trying new things as a teacher also means not being afraid of what may not work.

What will you try with Recap? Assign your first reflection question? Record a group discussion? Use questions to activate prior knowledge? To check for understanding? I see so many possibilities with this tool! I’m sure you will too!

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