Yo Teach! Une belle alternative à Today’s Meet

J’étais bien déçue l’an dernier de voir le site Today’s Meet disparaître. Cette option de chat ou de back channel m’était utile en classe avec les élèves lors de la lecture de textes ou de romans. Les élèves y posaient silencieusement leurs questions de compréhension ou de vocabulaire à l’aide de leur appareil numérique et la concentration de tous n’était pas dérangée.

De plus, j’aimais beaucoup voir l’entraide entre les élèves et voir leurs questions me permettait de voir quels étaient les problèmes de compréhension de l’histoire du livre ou du texte et les difficultés au niveau du vocabulaire.

L’option Yo Teach! que je n’ai pas encore testé avec les élèves, semble être un bon outil de remplacement. On y trouve même des options supplémentaires comme l’option de retirer ou de bloquer temporairement un élève ce qui facile la gestion de classe. De plus, l’option d’ajouter des images aidera grandement pour l’explication de mots de vocabulaire. Je vais donc explorer ce nouveau site attentivement.

Voici un article du site freetech4teachers.com qui présente une vidéo intéressante sur comment utiliser l’outil. La vidéo est en anglais.

https://www.freetech4teachers.com/2018/09/how-to-use-yo-teach-to-create-classroom.html

 

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Un fond d’écran bien pratique

Connaissez-vous Classroom Screen?

Il s’agit d’un fond d’écran bien simple qui peut être très pratique en classe. Il vous permet de mettre un fond d’écran joli et d’y ajouter des fonctions.

  • On peut choisir la langue d’affichage
  • Il offre plusieurs images intéressantes et même des images animées
  • En ajoutant notre liste d’élèves, un outil de sélection de noms d’élève peut être utilisé
  • Un outil permet aux élèves de voir s’ils parlent trop fort (il faut synchroniser avec un micro pour que ça fonctionne)
  • Il est possible d’afficher un code QR pour que les élèves téléchargent rapidement un document ou se dirigent vers une page web
  • Un outil dessin ou texte affiche une boîte ou vous pouvez ajouter des informations
  • Un pictogramme vous permet de rappeler aux élèves qu’ils doivent travailler en silence ou en équipe
  • Un outil de panneau de signalisation peut être utilisé pour la gestion des comportements ou pour gérer le niveau de bruit
  • Un outil de minuterie vous permet d’afficher le temps restant à une activité
  • Et une horloge vous permet d’afficher l’heure et même la date de la journée!

Toutes ces options sont au choix de l’enseignant et permettent de personnaliser votre fond d’écran à vos besoins. Un bel outil simple pour gérer efficacement sa classe 🙂

En plus, c’est gratuit 🙂

https://classroomscreen.com/

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Une activité de début d’année: créer son avatar

J’utilise plusieurs sites avec mes élèves qui demandent de se créer un profil. Plusieurs sites offrent la possibilité d’ajouter une image. Je n’aime pas beaucoup que les photos des élèves se retrouvent un peu partout et c’est pour cela que je les invite, dès les premiers cours, à se créer un avatar et à utiliser celui-ci comme photo de profil.

Il existe plusieurs sites gratuits de création d’avatars. Mon préféré est Bitmoji, mais il requiert l’utilisation d’une application et donc d’appareils mobiles, ce qui n’est pas disponible pour tous. Par contre, il offre de beaux graphiques, bien pratiques. Je me sers de mon Bitmoji et de son extension Chrome régulièrement. Je reviendrai sur ses utilités dans un prochain billet de blogue.

*attention: Bitmoji offre des avatars avec du texte et des contextes qui n’est pas toujours approprié pour des jeunes enfants. Je ne le recommande donc pas avant une certaine maturité de vos élèves disons…) À vous de juger.

Les sites https://avatarmaker.com/ et  https://mybluerobot.com/ permettent tous les deux de créer des avatars gratuitement et de les télécharger. Ils sont faciles à utiliser.

Lorsque les élèves ont terminé leur avatar, je les invite à les déposer dans la présentation collaborative suivante. Si l’option de collaborer n’est pas disponible pour vous, vous pourriez tout simplement faire des copié-collé dans la présentation des images envoyées par vos élèves (je préfère de loin l’option de faire travailler les élèves plus que moi, mais je comprends que parfois, les outils ne sont pas au rendez-vous.

Je vous parage ici la présentation que j’utilise en anglais langue seconde de 3e secondaire avec mes élèves. Vous pouvez la modifier à votre goût et la traduire au besoin.

Par la suite, une activité bien simple et ludique est d’essayer de deviner les noms qui se cachent derrière les avatars.

Les élèves apprécient beaucoup cette activité!

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Ce que j’ai appris: cours en ligne sur Screencastify

J’aime déjà beaucoup Screencastify et je l’utilise depuis deux ans déjà. J’ai commencé avec la version lite (gratuite), mais rapidement, je me suis payé la version premium puisque celle-ci offre encore plus de possibilités et offre plus de vidéos par mois.

L’été est pour moi un temps de réflexion et d’apprentissage (oui oui, je relax aussi et je profite de la belle température). J’ai découvert ce cours d’une heure, gratuite, offert par Matt Miller et je me suis dit que je pourrais en apprendre un peu plus sur cet outil que j’utilise déjà.

Voici quelques-unes des choses que j’ai découvertes et que je vais appliquer en classe cette année.

Minuterie: Je ne savais pas qu’il était possible d’ajouter une minuterie visible à nos vidéos. J’utiliserai donc cette option pour les élèves l’an prochain. Je sais que les élèves apprécieront de savoir combien de temps ils leur restent, mais aussi, rendra plus facile le retour en arrière s’ils veulent retourner à une section précise.

Options d’édition: J’enregistre mes vidéos d’un seul coup habituellement. Si je n’aime pas le produit final, je ne fais que recommencer. Je vais par contre regarder les options d’édition qu’offre Screencastify. L’option de pouvoir enlever des parties du vidéo ou de zoomer sur une partie en particulier me semble intéressant lorsque je donne de la rétroaction ou lors de vidéo tutoriels. Je ne savais pas non plus qu’il était possible d’ajouter une vidéo dans une autre vidéo. Une autre possibilité à explorer.

Partager sur Google Classroom: dans une des vidéos du cours, Matt Miller nous explique comment partager les vidéos. Originalement, je pensais qu’il n’était possible que de partager sur Google Classroom à un groupe au complet, mais j’ai découvert qu’il est possible de partager avec un seul élève. Par le passé, je copiais le lien du vidéo dans les commentaires, mais plusieurs élèves me disaient ne pas trouver le vidéo. J’ai fait une vidéo pour l’expliquer, ce qui en a aidé quelques-uns, mais plusieurs me disaient toujours ne pas trouver les vidéos. L’an prochain ,j’utiliserai l’option de partager sur Google Classroom et j’assignerai la vidéo comme un devoir. De cette façon, le vidéo apparaitra dans le flux d’actualité et les élèves pourront cliquer pour dire qu’ils ont fait le  »devoir ».  

Changer les vidéos en GIF animés: J’adore les GIF animés et les trouvent très amusants. Ils peuvent aider à montrer quelque chose rapidement (où trouver un fichier ou où cliquer sur une page par exemple). Avec l’enregistrement de notre écran, il est possible de sauvegarder la vidéo sous forme d’image et ensuite de la partager. Pas besoin d’utiliser d’autres sites de création de GIF.

 Trucs et astuces: Si vous voulez enregistrer de nouveau votre vidéo, car vous avez fait une erreur, n’appuyez pas sur le bouton-stop, mais plutôt sur le bouton pour enregistrer de nouveau. Si vous appuyez sur stop, le vidéo se télécharge et vous devez ensuite aller effacer la vidéo dans vos fichiers.

Raccourcis clavier: Je vais certainement essayer plusieurs de ces raccourcis afin d’être plus rapide et plus efficace. Ceux-ci amélioreront également la qualité de mes vidéos puisque les élèves n’auront pas à regarder mon curseur se déplacer constamment!

Quelques-uns de mes coups de coeur:

  • Alt (option) + Z: pour effacer toutes les marques de crayons de seul coup.
  • Alt (option) + R: pour démarrer ou arrêter l’enregistrement
  • Alt (option) + T: pour cacher ou faire apparaitre la barre d’outils

Différentes façons d’utiliser Screencastify:

  • Des tutoriels (pratique pour les parents, les élèves et même les remplaçants!)
  •  Rétroaction vidéo (au lieu des marques rouges partout sur la page!).
  • Communication avec les parents (pour remplacer l’infolettre et les informer sur ce qui se passe en classe)
  • Développement professionnel (partagez votre expertise!)
  • Remplacer les présentations orales (les élèves créent un vidéo avec Google Slides ou un autre outil de présentation)
  • Vidéo de type Stop-Motion (avec Google Slides par exemple)
  • Réflexions vidéo (avec l’option webcam)
  • Visite guidée avec Google Street view
  • Ajout de vidéo à Flipgrid
  • Création de vidéo interactive avec Edpuzzle
  • Ajout de vidéo sur Seesaw.

Vous aimeriez suivre le cours et en apprendre plus?

https://www.screencastify.com/course/master-the-screencast/

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Flippity: un outil à découvrir

Flippity est gratuit et s’ajoute à Google Sheets. Vous pouvez le télécharger gratuitement ici.

Flippity

Cet ajout à Google Sheets (l’équivalent Google d’Excel) vous permet de créer toute sorte de jeu et d’outils bien pratiques. Simple à utiliser, il permet de partager également le document avec les élèves ou même de l’imprimer par la suite.

Quelques-uns de mes coups de coeur:

  • le jeu de pendu (Hangman) pour pratiquer le vocabulaire
  • les cartes d’études (Flashcards)
  • le jeu-questionnaire de type Jeopardy pour réviser de la matière avec les élèves de façon ludique
  • le Random Name Picker qui permet de sélectionner un élève de façon ludique aussi.
  • le Wordsearch et le Crossword qui permet la révision de vocabulaire sous forme de jeu ou encore d’inviter les élèves à créer des puzzles à partager.
  • le jeu de Bingo pour réviser le vocabulaire.

Vous n’avez pas besoin de connaissances en tableur pour utiliser l’outil. J’adore Google et Excel. Ils font peur, car on les associe aux mathématiques, aux chiffres et à la programmation, mais il ne faut pas! Les tableurs offrent des tonnes de possibilités, même pour les enseignants de langue seconde comme moi!

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Découverte ISTE: Factitious

http://factitious.augamestudio.com/#/

Lors du congrès ISTE 2018 à Chicago, j’ai découvert un petit site tout simple qui enseigne aux élèves à reconnaître les  »fake news ». Le principe du site est très simple: l’élève doit voter, après lecture d’un texte et consultation des sources, si un texte est véridique ou non.

Étant enseignante d’anglais langue seconde, j’y vois une tonne de possibilités. Il serait possible de projeter le texte, le lire avec les élèves et passer au vote en tant que classe. Avec plusieurs appareils, les élèves pourraient travailler en équipe et ainsi discuter et négocier jusqu’à consensus ou les élèves pourraient y travailler de façon individuelle. Puisque le jeu est directement en ligne, il fonctionne avec tous les appareils. Une belle façon d’aider les élèves en lecture, mais aussi à acquérir des compétences du 21e siècle en utilisant leur esprit critique!

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Découverte ISTE: Listenwise

Une autre super découverte au congrès de ISTE 2018 à Chicago: Listenwise.

Très utile pour les enseignants d’anglais langue maternelle ou anglais langue seconde, cette banque d’enregistrement audio est constamment mise à jour et suit l’actualité. La version gratuite permet aux enseignants de partager un enregistrement audio avec les élèves avec le lien ou en le partageant sur Google Classroom. La version payante permet de créer des groupes et d’assigner un travail relié à l’audio. Lors de l’inscription, 30 jours d’essai permettent de voir les possibilités de la version premium.

Qu’on utilise la version payante ou gratuite, les ressources audio sont variées et plusieurs options intéressantes s’offrent aux enseignants et aux élèves. Il est possible de ralentir le débit de l’audio et il est possible de lire le texte en ligne et même de le télécharger. Il serait donc possible pour un enseignant qui n’a pas accès à des appareils en classe de faire jouer l’audio et d’imprimer le texte pour aider les élèves. Si on l’utilise en ligne, l’élève peut choisir de ralentir le débit par lui-même et de lire ou non la retranscription.

La version gratuite suggère des questions de discussion sur l’audio ou des questions de compréhension. La version Premium permet d’ajouter différents types de questions tels que des questions à choix multiple, des réponses courtes et permet même de créer des questions nous-mêmes. Des organisateurs graphiques sont suggérés également à l’élève pendant l’écoute.

Il est possible de faire une recherche par thème ou par leçon et la section current events permet de trouver des audios en lien avec l’actualité. La section favoris permet de sauvegarder les titres intéressants et un partage est également possible sur les réseaux sociaux.

L’outil me rappelle beaucoup le principe de Newsela, un autre incontournable, mais à l’audio.Définitivement un outil à découvrir pour varier les types de textes pour les élèves!

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Ditch That Textbook- Une critique de livre

J’aime les livres… eh oui, je suis une accroc à la techno et j’aime encore lire des livres en format papier.  Ce n’est pas que j’ai quoi que ce soit contre les livres numériques, mais avant de faire le grand saut, je dois terminer les quelques centaines de livres papier ,achetés ici et là, qui m’attendent. Je suis une ramasseuse de romans et de livre de développement personnel et professionnel et j’ai une très grosse pile de livres directement à côté de mon lit…qui m’attendent patiemment. Chaque année je me mets au défi de livre un certain nombre de ces livres. L’an dernier mon objectif était de lire 30 livres en tout. Je n’ai pas atteint mon objectif puisque je n’en ai lu que 28…ce qui n’est pas si mal. Un de ces livres est Ditch that textbook de Matt Miller.

Petite anecdote sur le livre: J’ai commandé le livre il y a un peu plus d’un an sur le site d’Amazon. Je l’ai acheté avec deux ou trois autres livres intéressants que j’ai probablement voulu lire suite à une conférence où on les a mentionnés ou parce qu’un ami ou amie me l’avait recommandé. Je les ai achetés et ajoutés à la pile à côté de mon lit. Lorsque je suis arrivé au livre Ditch That Textbook, j’ai remarqué que certaines pages étaient blanches. J’ai tout de même débuté ma lecture en me disant que c’était peut-être un concept de prise de note ou quelque chose du genre… mais non. Plusieurs pages étaient tout simplement manquantes. Lorsque j’ai contacté Amazon, on m’a dit qu’il était trop tard pour retourner le livre et j’étais donc bien triste de ne pas pouvoir lire le livre. J’ai contacté l’auteur…et devinez quoi? Il m’a envoyé une copie gratuitement! Une copie signée en plus… il a même ajouté quelques autocollants. Quelle chance! Je tenais à le souligner ici, car ça vous démontre un peu à qui nous avons affaire en tant qu’auteur. J’avais encore plus hâte de lire le livre.

En tant qu’auteur de cahier d’activité, je dois admettre que le titre du livre m’a fait peur un peu. Après tout, j’ai écrit quelques cahiers d’exercices et je sais qu’on y retrouve de très bonnes choses et de la très bonne pédagogie. L’idée derrière Ditch that textbook n’est pas de présenter un éditorial contre ce genre de matériel du tout. Ce n’est pas non plus un exposé sur l’importance d’être une classe sans papiers et entièrement technologique.  C’est plutôt un livre qui parle de l’importance d’être passionné en tant qu’enseignant, d’être créatif et surtout d’innover! Pour tout enseignant motivé, c’est un livre qui vous fera dire: ah bon, je ne suis pas le seul à être comme ça!

En lisant le livre, j’ai pu venir confirmer certaines de mes pratiques de pédagogue, j’ai trouvé de nouvelles idées et j’ai réfléchi et retravaillé certaines de mes pratiques.  Bien sûr, certaines idées m’ont moins rejoint et certaines suggestions ne s’appliquaient pas dans le contexte de mon cours.  L’auteur nous met à l’aise avec tout ça en nous faisant sentir que c’est tout à fait correct de ne pas embarquer dans chaque idée et qu’il faut choisir ce qui nous convient. Je me suis senti, en lisant cet auteur, comme si je jasais avec un autre enseignant motivé et passionné par l’enseignement.

L’idée d’utiliser des appels mystères avec Skype m’a beaucoup intrigué et c’est quelque chose que j’aimerais essayer en classe. Les problèmes techniques possibles dans mes différents locaux me font peur un peu, mais innover c’est aussi surpasser ces peurs et essayer quelque chose de nouveau pour ensuite s’ajuster. Je vais aussi regarder comme Twitter pourrait prendre une place plus importante dans mon enseignante. Je l’utilise déjà pour mon développement professionnel, mais des possibilités d’utilisation en classe me sont venues à l’esprit pendant ma lecture. Ces deux outils aideraient mes élèves à communiquer avec d’autres que moi et leurs collègues de classe.

La suggestion d’utiliser le clavardage avec Today’s Meet lors des périodes de lecture en silence en classe fut une des premières choses que j’ai essayée en classe et c’est génial. Mes élèves peuvent poser des questions et ne pas rester bloqués à cause d’un mot ou d’un passage du livre, et ce, sans devenir une source de distraction pour les autres élèves. Je n’aimais pas ces longues périodes de classe ou je regardais mes élèves lire en silence…bien qu’il est rare que mes élèves soient silencieux et lisent des cours complets. Je me sentais inutile lors de ces moments. Maintenant je peux communiquer avec eux et les guider pendant  leur lecture. C’est quelque chose que la technologie me permet de faire et qui serait impossible sans elle.

Avec le livre Teaching like a pirate, ce livre est un des incontournables que je recommanderai à mes collègues et à mes élèves en stage à l’université. C’est un livre que je devrai également relire à certains moments. 

Je vous invite à suivre l’auteur de ce livre sur son blogue ici, ou de le suivre sur Twitter. J’ai aussi eu la chance de participer au Ditch that textbook summit qui était super! C’était ma deuxième année et ce fut, encore une fois cette année, très pertinent!

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Bien gérer son temps, en classe et dans la vie!

Depuis maintenant quinze ans, je jongle un emploi à temps plein en enseignement, des cours à l’université à chaque session, des contrats à temps partiel en écriture ainsi que des conférences sur divers sujets. S’ajoute à tout ça ma merveilleuse fille que j’élève seule depuis sa naissance. Vous comprendrez donc que la gestion de mon temps est devenue une de mes forces… je n’ai pas eu le choix!

En enseignement, gérer son temps de façon efficace est essentiel. Que ce soit en classe lorsque nous devons gérer des tonnes de questions d’élèves toutes les cinq minutes ou lorsque nous avons des délais à respecter comme l’entrée des notes pour le bulletin, trouver des stratégies et des outils efficaces de gestion de temps est essentiel. Dans mes prochains billets de blogue, je vous présenterai des petits trucs ou des stratégies qui me permettent d’être efficace en classe et même dans la vie.

La gestion du temps en classe

Perdre la notion du temps en classe alors qu’on s’occupe de 30 élèves peut arriver facilement. J’utilise des minuteries régulièrement en classe pour différentes raisons. J’ai découvert que l’utilisation d’une minuterie projetée sur mon tableau interactif permet aux élèves d’être plus concentrés sur la tâche et que cela les aide à gérer leur propre temps efficacement. Un de mes outils préférés est  Online Stopwatch. Il est simple à utiliser et offre également des minuteries drôles comme par exemple des escargots qui font une course. Ces minuteries peuvent être amusantes, mais j’utilise la minuterie toute simple, car les élèves deviennent rapidement distraits avec les autres types de minuteries. Il est aussi important de vérifier le volume provenant de votre tableau interactif ou de votre ordinateur, car la sonnerie à la fin peut être très forte. Les élèves feront le saut de toute façon, mais d’habitude, ils trouvent cela bien drôle.

Je n’utiliserais pas personnellement de minuterie lors d’évaluations. Je trouve que l’ajout de minuterie peut stresser les élèves. Je préfère l’utiliser lors des travaux de groupes. Comme nous, les élèves sont souvent distraits lorsqu’ils travaillent en groupe. Admettez que nous aussi, lorsque nous sommes en groupe avec des collègues, nous avons tendance à nous éloigner de la tâche parfois avec d’autres sujets de conversation. C’est tout à fait humain et tout à fait normal. Les élèves font donc de même.  Lorsque j’utilise une minuterie, je remarque que les élèves retournent à la tâche de façon autonome. Un d’eux mentionne alors le temps restant et ils se mettent tous à la tâche sans aucun rappel de ma part. Ils apprennent donc à gérer leur temps efficacement en travail d’équipe.

Si l’idée de projeter une minuterie est trop intense pour vous ou si cette option n’est pas disponible faute de projecteur, vous pourriez demander à un élève de servir de minuterie. C’est un peu moins efficace et bien sûr, vous devez choisir un élève en qui vous avez confiance.

Vous n’avez qu’à demander à l’élève de vous faire signe dans 5-10 ou 15 minutes selon votre besoin.  Vous pouvez aussi assigner le rôle de gardien du temps à un élève dans chaque équipe de travail. C’est une autre opportunité d’apprentissage de la gestion du temps. Les élèves peuvent utiliser leur montre, leur téléphone (si votre école le permet) ou simplement l’horloge au mur de la classe.

J’aime aussi parfois me mettre des minuteries personnelles plus discrètes et ne pas les projeter aux élèves. Par exemple, si je veux donner 5 minutes à mes élèves pour réfléchir sur un sujet donné avant une discussion, je peux mettre une minuterie de 5 minutes sur ma montre ou sur mon téléphone. Le mode vibration me permet d’être discrète, mais de m’assurer de gérer le temps de façon efficace. Si je me rends compte que les élèves ont besoin de plus ou de moins de temps, ils ne savent même pas que la minuterie était là.  Cela m’aide à gérer les oublis ou lorsque je me rends compte que j’ai donné le double de temps nécessaire et que les élèves ne sont plus engagés dans la classe, car j’étais distraite à quelque chose d’autre.

 

5 minutes avant la cloche

Lorsque j’ai débuté en enseignement, il m’est arrivé fréquemment de commencer une activité et d’ensuite réaliser que la cloche allait sonner. Garder nos élèves motivés et engagés jusqu’à la fin est super, mais parfois, commencer une activité qu’on n’aura pas le temps de terminer diminue l’effet motivant et captivant de cette activité. La portion d’introduction de l’activité devra probablement être répétée au cours suivant, ce qui donne aux élèves un sentiment de déjà vu peu intéressant. Les minuteries peuvent donc aider dans ce cas. Se mettre une alarme discrète sur notre montre ou notre téléphone nous permet d’arrêter le cours 5 ou 10 minutes avant la fin. Il est probablement plus gagnant d’utiliser ces 5-10 dernières minutes pour faire une activité de récapitulation tel qu’un billet de sortie (exit ticket  en anglais), un nuage de mots ou un petit jeu afin de terminer la classe sur une note positive.

Truc techno: Pour les nuages de mots, j’aime beaucoup le site web Answer Garden puisqu’il est facile d’utilisation, autant pour l’enseignant que pour l’élève. Si vous n’avez pas accès à la technologie, vous pourriez demander à vos élèves de créer un nuage de mots au tableau, ou même en équipe sur papier. C’est une activité qui demande peu de préparation et qui révise le vocabulaire vu pendant le cours.

Être flexible

Même si les minuteries sont très pratiques, il faut faire preuve de flexibilité en tout temps. Si vous planifiez votre cours à la minute près, vous risquez d’être non seulement déçu, mais bien stressé. Certains groupes prendront plus ou moins de temps pour réaliser une activité. Certains élèves termineront la tâche rapidement alors que d’autres auront besoin d’aide et de plus de temps. Il est donc essentiel de ‘’marcher sa classe’’. Promenez-vous pour voir ce que font vos élèves, analysez leur travail et leurs méthodes et voyez qui a de la difficulté. Il ne faut pas non plus hésiter à arrêter le cours complètement afin de s’ajuster ou de donner des précisions sur la tâche si on voit que quelque chose cloche. Les minuteries peuvent être changées, mises sur pause ou même complètement arrêtées. Elles sont donc flexibles… comme vous devriez l’être.

 

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Le bonheur facile

Je discutais dernièrement avec une direction d’école qui me disait que pour faire ce métier, et le métier d’enseignant, il fallait avoir le bonheur facile. Il fallait donc être capable de mettre notre énergie sur le positif. C’est comme ça, selon cette direction, que l’on survit et qu’on peut bien évoluer dans le milieu de l’éducation.

Je crois en fait que c’est comme cela qu’on survit partout, dans n’importe quel métier. Trop souvent, j’entends des horreurs dans mon milieu: ‘’cet élève-là, y’a rien à faire’’, ‘’avec les coupures constantes, c’est impossible d’enseigner’’, ‘’lâche prise, on ne peut pas tous les sauver’’, ‘’il faut que tu te protèges, fais en moins!’’, ‘’la clientèle est devenue trop lourde’’. Cette clientèle qu’on mentionne… eh bien, ce sont des enfants, des adolescents. Qu’est-ce qui fait qu’on fait ce métier et qu’on se dit: je choisis qui, d’entre tous les élèves, mérite mon attention? Qu’est-ce qui fait qu’on se dit: ‘’moi je ne fais plus d’effort.’’

Dans tout métier, ce genre de découragement devrait mener à une remise en question. Une réorientation de carrière, une pause, une thérapie… quelque chose. Je n’arrive pas à concevoir passer 10, 20 voir 30 ans dans cet état d’esprit. Mais quand notre emploi en est un de modèle pour des jeunes… il me semble que c’est encore pire!

Cette année, je me suis donné le défi de miser encore plus sur le positif. Je tente de le faire au quotidien, mais j’ai voulu le faire vivre à mes élèves et aux parents également. Je crois fortement à la communication avec les parents. Bien sûr, il y a parfois des parents peu commodes, qui nous remettent en question constamment et même nous accusent à tort. 99% du temps, la communication (un téléphone, un courriel, un suivi) règle le problème. Parfois non. C’est ça travailler avec des humains. Parfois, il faut travailler fort pour se comprendre.

Souvent, la communication avec les parents se limite au bulletin et quelques courriels sur les examens à venir. Lorsque c’est plus que ça, c’est rarement positif. Maxime a dérangé pendant le cours ou Sabrina devrait venir en récupération, car elle a de la difficulté. Comme parent, j’ai rarement eu des communications avec les enseignants au-delà des devoirs à faire, message envoyé à tous les parents du groupe. Mais jamais un courriel positif… j’ai fait le tour de mon entourage et eux non plus n’ont pas eu ça. Alors je me suis lancée.

Dès la rentrée, j’ai commencé à observer mes élèves et à envoyer des courriels. Une fois par semaine, je prends 20-30 minutes et je fais le bilan de ma semaine. Je passe en revue chacun de mes groupes et je prends des notes sur des comportements observables. Un élève a participé plus qu’à son habitude, car il était emballé par le sujet de discussion. Une autre a spontanément aidé un élève en difficulté. Un élève a posé des questions et s’est appliqué dans un travail en particulier avec un souci clair de réussir. Chaque petit geste, réussite, entraide et comportement positif vaut la peine d’être souligné. Et ces observations, et bien je les envoie par courriel aux parents.

Le vrai défi sera de m’assurer que tous ont reçu au moins un courriel cette année. Même l’élève le plus difficile. Car oui, il y en a des élèves difficiles. Des élèves qui viennent jouer sur nos nerfs, qui nous cherchent, qui en fait cherchent de l’attention. Ces élèves-là ne sont pas des élèves avec lesquels il faut lâcher prise. Ils sont ceux qui nous demandent de faire plus. Ils sont ceux qu’il faudra observer plus attentivement pour s’assurer de trouver le positif et de valoriser celui-ci plus que les mauvais comportements.

Mais avec tout le travail qu’un enseignant a à faire, se rajouter des courriels positifs, c’est possible? Tout dépend de comment on voit les choses. J’ai personnellement vu l’impact de ces courriels tout de suite. Des jeunes fiers du courriel envoyé à leurs parents et qui se sentent valorisés, reconnus et appréciés et qui travaillent encore plus fort en classe. Une meilleure communication entre le parent et l’enseignant et une valorisation de mes cours par le parent envers son enfant. D’autres élèves qui entendent parler des courriels et font des efforts, positifs eux aussi. C’est 20-30 minutes ajouté à ma routine par semaine. C’est des minutes de gestion de classe de moins, car le climat est meilleur. Et c’est motivant pour moi de terminer chaque semaine avec du positif au lieu de passer 20-30 minutes par jour à chialer contre le gouvernement, les coupures et la clientèle. Je refuse de passer mes journées à chialer. On m’a déjà dit: le dernier qui a voulu changer le monde, on l’a crucifié… et bien au moins il aura essayé. Je suis loin de me prendre pour Jésus, mais je crois qu’on peut tous, un petit peu à la fois et à sa façon, changer les choses.

Et vous, de quelle façon amenez-vous le positif dans votre emploi et votre milieu?

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