Ditch That Textbook- Une critique de livre

J’aime les livres… eh oui, je suis une accroc à la techno et j’aime encore lire des livres en format papier.  Ce n’est pas que j’ai quoi que ce soit contre les livres numériques, mais avant de faire le grand saut, je dois terminer les quelques centaines de livres papier ,achetés ici et là, qui m’attendent. Je suis une ramasseuse de romans et de livre de développement personnel et professionnel et j’ai une très grosse pile de livres directement à côté de mon lit…qui m’attendent patiemment. Chaque année je me mets au défi de livre un certain nombre de ces livres. L’an dernier mon objectif était de lire 30 livres en tout. Je n’ai pas atteint mon objectif puisque je n’en ai lu que 28…ce qui n’est pas si mal. Un de ces livres est Ditch that textbook de Matt Miller.

Petite anecdote sur le livre: J’ai commandé le livre il y a un peu plus d’un an sur le site d’Amazon. Je l’ai acheté avec deux ou trois autres livres intéressants que j’ai probablement voulu lire suite à une conférence où on les a mentionnés ou parce qu’un ami ou amie me l’avait recommandé. Je les ai achetés et ajoutés à la pile à côté de mon lit. Lorsque je suis arrivé au livre Ditch That Textbook, j’ai remarqué que certaines pages étaient blanches. J’ai tout de même débuté ma lecture en me disant que c’était peut-être un concept de prise de note ou quelque chose du genre… mais non. Plusieurs pages étaient tout simplement manquantes. Lorsque j’ai contacté Amazon, on m’a dit qu’il était trop tard pour retourner le livre et j’étais donc bien triste de ne pas pouvoir lire le livre. J’ai contacté l’auteur…et devinez quoi? Il m’a envoyé une copie gratuitement! Une copie signée en plus… il a même ajouté quelques autocollants. Quelle chance! Je tenais à le souligner ici, car ça vous démontre un peu à qui nous avons affaire en tant qu’auteur. J’avais encore plus hâte de lire le livre.

En tant qu’auteur de cahier d’activité, je dois admettre que le titre du livre m’a fait peur un peu. Après tout, j’ai écrit quelques cahiers d’exercices et je sais qu’on y retrouve de très bonnes choses et de la très bonne pédagogie. L’idée derrière Ditch that textbook n’est pas de présenter un éditorial contre ce genre de matériel du tout. Ce n’est pas non plus un exposé sur l’importance d’être une classe sans papiers et entièrement technologique.  C’est plutôt un livre qui parle de l’importance d’être passionné en tant qu’enseignant, d’être créatif et surtout d’innover! Pour tout enseignant motivé, c’est un livre qui vous fera dire: ah bon, je ne suis pas le seul à être comme ça!

En lisant le livre, j’ai pu venir confirmer certaines de mes pratiques de pédagogue, j’ai trouvé de nouvelles idées et j’ai réfléchi et retravaillé certaines de mes pratiques.  Bien sûr, certaines idées m’ont moins rejoint et certaines suggestions ne s’appliquaient pas dans le contexte de mon cours.  L’auteur nous met à l’aise avec tout ça en nous faisant sentir que c’est tout à fait correct de ne pas embarquer dans chaque idée et qu’il faut choisir ce qui nous convient. Je me suis senti, en lisant cet auteur, comme si je jasais avec un autre enseignant motivé et passionné par l’enseignement.

L’idée d’utiliser des appels mystères avec Skype m’a beaucoup intrigué et c’est quelque chose que j’aimerais essayer en classe. Les problèmes techniques possibles dans mes différents locaux me font peur un peu, mais innover c’est aussi surpasser ces peurs et essayer quelque chose de nouveau pour ensuite s’ajuster. Je vais aussi regarder comme Twitter pourrait prendre une place plus importante dans mon enseignante. Je l’utilise déjà pour mon développement professionnel, mais des possibilités d’utilisation en classe me sont venues à l’esprit pendant ma lecture. Ces deux outils aideraient mes élèves à communiquer avec d’autres que moi et leurs collègues de classe.

La suggestion d’utiliser le clavardage avec Today’s Meet lors des périodes de lecture en silence en classe fut une des premières choses que j’ai essayée en classe et c’est génial. Mes élèves peuvent poser des questions et ne pas rester bloqués à cause d’un mot ou d’un passage du livre, et ce, sans devenir une source de distraction pour les autres élèves. Je n’aimais pas ces longues périodes de classe ou je regardais mes élèves lire en silence…bien qu’il est rare que mes élèves soient silencieux et lisent des cours complets. Je me sentais inutile lors de ces moments. Maintenant je peux communiquer avec eux et les guider pendant  leur lecture. C’est quelque chose que la technologie me permet de faire et qui serait impossible sans elle.

Avec le livre Teaching like a pirate, ce livre est un des incontournables que je recommanderai à mes collègues et à mes élèves en stage à l’université. C’est un livre que je devrai également relire à certains moments. 

Je vous invite à suivre l’auteur de ce livre sur son blogue ici, ou de le suivre sur Twitter. J’ai aussi eu la chance de participer au Ditch that textbook summit qui était super! C’était ma deuxième année et ce fut, encore une fois cette année, très pertinent!

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Bien gérer son temps, en classe et dans la vie! (2e partie)

Dans mon dernier billet, j’ai parlé de mon utilisation de minuteries en classe lors d’activités ou tout simplement pour m’aider à être plus efficace en classe avec les élèves. Les enseignants ont aussi beaucoup de tâches connexes liées à leur travail qui ne sont pas nécessairement de l’enseignement. Nous avons des périodes dédiées au travail administratif dans notre horaire, des journées pédagogiques et nous travaillons aussi, bien évidemment, de la maison (quand ce n’est pas dans nos pauses et sur nos heures de dîner!)

J’entends souvent des enseignants dire à quel point ils sont débordés par toutes les tâches à accomplir et il est très facile d’être distraits lors des périodes de travail dites »administratives ».  Vous est-il déjà arrivé, en tant qu’enseignant, de terminer votre journée pédagogique et de vous dire: mais je n’ai rien fait aujourd’hui!? Je suis certaine que vous avez accomplit plein de choses, mais les distractions constantes de la journée ont fait que les choses essentielles n’ont pas été faites. Et que dire de travailler de la maison! Entre le mari/chum et ses questions, les enfants et les distractions du genre manque de motivation (encore un épisode de Stranger Things et je débute ma correction…) il est facile d’avoir le sentiment de n’avoir rien fait de la journée!

Ce qui m’aide? La minuterie, oui, oui, encore elle 🙂

Utiliser une minuterie au travail

J’ai de temps à autre dans mon horaire des plages réservées au travail de type administratif. J’ai donc une heure et 15 minutes pour faire ce que j’ai à faire… mais ce travail se fait très peu si je suis constamment distraite. Des courriels entrent dans ma boite de réception, des collègues viennent me parler d’un cas d’élèves… et lorsque la cloche sonne, je me rends compte que je n’ai rien biffé de ma liste! C’est donc là que je sors ma minuterie. Je commence par choisir 2 ou 3 tâches que je dois absolument compléter et je fais une estimation du temps requis pour chaque tâche. Par la suite, je me mets mon casque d’écoute sur la tête (oui, je deviens complètement antisociale), je mets ma liste concentration sur Spotify (en voici une que j’aime beaucoup) et j’attaque les tâches choisies. La minuterie m’aide à me concentrer sur la tâche et me fait travailler plus vite puisque je dois terminer avant que la minuterie sonne.

La minuterie peut être réglée pour 10 minutes, 30 minutes ou même une heure! Lors des journées pédagogiques, j’aime séparer ma journée en section. Je regarde ma liste et décide de ce que j’aimerais accomplir d’ici la fin de la journée. Ensuite je me cache. Je trouve une classe vide ou j’utilise mes écouteurs et je m’active. Je m’assure de réserver des plages horaires pour socialiser et bien sûr, je prends une pause pour le diner. Par le passé, je travaillais sur mon heure de dîner, mais j’ai appris que de prendre une pause me rendait en fait plus efficace. Je prends donc le temps de mettre la minuterie hors fonction et je relaxe avec des collègues ou avec un bon livre sur mon heure de dîner.

Gérer les distractions

Une des distractions les plus fréquentes lorsque je tente de travailler est mes courriels. C’est pourquoi je réserve toujours une dizaine de minutes à ma routine ici et là dans ma journée pour répondre à mes courriels. Je me mets une minuterie d’une dizaine de minutes, je réponds aux courriels les plus urgents et par la suite, je lâche prise! Je me concentre ensuite sur les tâches à faire et j’ignore les courriels. Voici à quoi pourrait ressembler ma »programmation » d’une heure de travail.

  • Minuterie 1: 10 minutes: courriels
  • Minuterie 2: 20 minutes: correction des productions écrites du groupe 32
  • Minuterie 3: 10 minutes: pause et lectures d’articles ou d’un livre
  • Minuterie 4: 20 minutes:  correction des productions écrites du groupe 32

Je ne terminerai peut-être pas toute ma correction, mais pour 40 minutes j’ai corrigé et je me suis donné une pause. L’important c’est de mettre à l’horaire la tâche la plus importante ou la plus urgente. J’ai remarqué que je suis beaucoup plus efficace pendant ce 20 minutes que si je m’étais assise pendant une heure pour corriger… j’aurais trouvé des façons de procrastiner! Les pauses m’aident beaucoup. Je ne suis pas distraite pendant ce 20 minutes intense puisque je sais que lorsque la sonnerie arrivera, je pourrai faire mes autres choses. Je ne me retrouve pas non plus dans une correction biaisée. J’ai remarqué que si je corrige pendant plusieurs heures sans pause, les notes des élèves se ressemblent beaucoup ou je deviens frustrée plus facilement (mais nous l’avons vu en classe trois fois et ils font encore cette erreur grrr….). Je préfère être plus reposée en prenant des pauses et je suis donc plus juste et équitable dans ma correction.

Utiliser des minuteries à la maison

J’utilise aussi des minuteries à la maison. Il y a plusieurs tâches que je déteste… comme vider le lave-vaisselle ou nettoyer la litière du chat… Ces tâches peuvent facilement être reportées lorsqu’elles ne nous tentent pas! Elles ont pourtant besoin d’être faites! Je divise donc les tâches qui doivent être faites et je me mets une minuterie d’une trentaine de minutes pour 3-4 choses, par exemple. Ensuite, je me mets une liste de chansons motivantes (j’aime beaucoup celle-ci sur Spotify) et je me mets à la tâche. C’est fou comment on arrive à réaliser un bon nombre de tâches rapidement lorsqu’on a un délai à respecter. Cette idée de mettre une minuterie pour faire des tâches ménagères me vient d’un système qui m’a beaucoup aidé à m’organiser. Flylady n’a rien à voir avec l’enseignement, mais m’a beaucoup aidé à organiser ma vie personnelle et ma maison. Lorsqu’on s’abonne à l’infolettre, les courriels journaliers nous aident à reprendre le dessus sur le chaos qui s’ingère si facilement dans notre quotidien.

Se mettre à l’horaire

Avec toutes ces tâches et cette longue liste de choses à faire, j’ai deux choses qui sont très importantes à ajouter: me mettre à l’horaire et accepter que la liste ne soit pas toute complétée! Je mets à l’horaire du temps pour l’exercice physique, la méditation, la lecture et je sais aussi que je ne pourrai pas tout planifier. Un de mes voyages préférés est celui où nous n’avions rien planifié du tout. Aucune réservation et des choix de destinations à l’aide de pile ou face! C’est bien parfois de ne pas tout minuter, ne pas avoir de liste et de décrocher!

L’autre chose que j’ai dû travailler est d’accepter que ma liste de choses à faire n’allait probablement jamais être vide et que parfois, je dois accepter de remettre au lendemain. Je préfère me concentrer sur tout ce que j’ai barré de ma liste cette journée-là et d’en être fière. C’est beaucoup plus motivant!

Et puis, votre première minuterie est pour quand? Quelle tâche réaliserez-vous en 10 minutes aujourd’hui?

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Bien gérer son temps, en classe et dans la vie!

Depuis maintenant quinze ans, je jongle un emploi à temps plein en enseignement, des cours à l’université à chaque session, des contrats à temps partiel en écriture ainsi que des conférences sur divers sujets. S’ajoute à tout ça ma merveilleuse fille que j’élève seule depuis sa naissance. Vous comprendrez donc que la gestion de mon temps est devenue une de mes forces… je n’ai pas eu le choix!

En enseignement, gérer son temps de façon efficace est essentiel. Que ce soit en classe lorsque nous devons gérer des tonnes de questions d’élèves toutes les cinq minutes ou lorsque nous avons des délais à respecter comme l’entrée des notes pour le bulletin, trouver des stratégies et des outils efficaces de gestion de temps est essentiel. Dans mes prochains billets de blogue, je vous présenterai des petits trucs ou des stratégies qui me permettent d’être efficace en classe et même dans la vie.

La gestion du temps en classe

Perdre la notion du temps en classe alors qu’on s’occupe de 30 élèves peut arriver facilement. J’utilise des minuteries régulièrement en classe pour différentes raisons. J’ai découvert que l’utilisation d’une minuterie projetée sur mon tableau interactif permet aux élèves d’être plus concentrés sur la tâche et que cela les aide à gérer leur propre temps efficacement. Un de mes outils préférés est  Online Stopwatch. Il est simple à utiliser et offre également des minuteries drôles comme par exemple des escargots qui font une course. Ces minuteries peuvent être amusantes, mais j’utilise la minuterie toute simple, car les élèves deviennent rapidement distraits avec les autres types de minuteries. Il est aussi important de vérifier le volume provenant de votre tableau interactif ou de votre ordinateur, car la sonnerie à la fin peut être très forte. Les élèves feront le saut de toute façon, mais d’habitude, ils trouvent cela bien drôle.

Je n’utiliserais pas personnellement de minuterie lors d’évaluations. Je trouve que l’ajout de minuterie peut stresser les élèves. Je préfère l’utiliser lors des travaux de groupes. Comme nous, les élèves sont souvent distraits lorsqu’ils travaillent en groupe. Admettez que nous aussi, lorsque nous sommes en groupe avec des collègues, nous avons tendance à nous éloigner de la tâche parfois avec d’autres sujets de conversation. C’est tout à fait humain et tout à fait normal. Les élèves font donc de même.  Lorsque j’utilise une minuterie, je remarque que les élèves retournent à la tâche de façon autonome. Un d’eux mentionne alors le temps restant et ils se mettent tous à la tâche sans aucun rappel de ma part. Ils apprennent donc à gérer leur temps efficacement en travail d’équipe.

Si l’idée de projeter une minuterie est trop intense pour vous ou si cette option n’est pas disponible faute de projecteur, vous pourriez demander à un élève de servir de minuterie. C’est un peu moins efficace et bien sûr, vous devez choisir un élève en qui vous avez confiance.

Vous n’avez qu’à demander à l’élève de vous faire signe dans 5-10 ou 15 minutes selon votre besoin.  Vous pouvez aussi assigner le rôle de gardien du temps à un élève dans chaque équipe de travail. C’est une autre opportunité d’apprentissage de la gestion du temps. Les élèves peuvent utiliser leur montre, leur téléphone (si votre école le permet) ou simplement l’horloge au mur de la classe.

J’aime aussi parfois me mettre des minuteries personnelles plus discrètes et ne pas les projeter aux élèves. Par exemple, si je veux donner 5 minutes à mes élèves pour réfléchir sur un sujet donné avant une discussion, je peux mettre une minuterie de 5 minutes sur ma montre ou sur mon téléphone. Le mode vibration me permet d’être discrète, mais de m’assurer de gérer le temps de façon efficace. Si je me rends compte que les élèves ont besoin de plus ou de moins de temps, ils ne savent même pas que la minuterie était là.  Cela m’aide à gérer les oublis ou lorsque je me rends compte que j’ai donné le double de temps nécessaire et que les élèves ne sont plus engagés dans la classe, car j’étais distraite à quelque chose d’autre.

 

5 minutes avant la cloche

Lorsque j’ai débuté en enseignement, il m’est arrivé fréquemment de commencer une activité et d’ensuite réaliser que la cloche allait sonner. Garder nos élèves motivés et engagés jusqu’à la fin est super, mais parfois, commencer une activité qu’on n’aura pas le temps de terminer diminue l’effet motivant et captivant de cette activité. La portion d’introduction de l’activité devra probablement être répétée au cours suivant, ce qui donne aux élèves un sentiment de déjà vu peu intéressant. Les minuteries peuvent donc aider dans ce cas. Se mettre une alarme discrète sur notre montre ou notre téléphone nous permet d’arrêter le cours 5 ou 10 minutes avant la fin. Il est probablement plus gagnant d’utiliser ces 5-10 dernières minutes pour faire une activité de récapitulation tel qu’un billet de sortie (exit ticket  en anglais), un nuage de mots ou un petit jeu afin de terminer la classe sur une note positive.

Truc techno: Pour les nuages de mots, j’aime beaucoup le site web Answer Garden puisqu’il est facile d’utilisation, autant pour l’enseignant que pour l’élève. Si vous n’avez pas accès à la technologie, vous pourriez demander à vos élèves de créer un nuage de mots au tableau, ou même en équipe sur papier. C’est une activité qui demande peu de préparation et qui révise le vocabulaire vu pendant le cours.

Être flexible

Même si les minuteries sont très pratiques, il faut faire preuve de flexibilité en tout temps. Si vous planifiez votre cours à la minute près, vous risquez d’être non seulement déçu, mais bien stressé. Certains groupes prendront plus ou moins de temps pour réaliser une activité. Certains élèves termineront la tâche rapidement alors que d’autres auront besoin d’aide et de plus de temps. Il est donc essentiel de ‘’marcher sa classe’’. Promenez-vous pour voir ce que font vos élèves, analysez leur travail et leurs méthodes et voyez qui a de la difficulté. Il ne faut pas non plus hésiter à arrêter le cours complètement afin de s’ajuster ou de donner des précisions sur la tâche si on voit que quelque chose cloche. Les minuteries peuvent être changées, mises sur pause ou même complètement arrêtées. Elles sont donc flexibles… comme vous devriez l’être.

 

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