Nouvelle collaboration!

Let’s Recap Pioneers https://letsrecap.com/pioneers

Je suis maintenant une  »pioneer » de Recap. J’aime beaucoup l’outil et j’ai donc accepté de devenir une sorte d’ambassadrice. Je bloguerai donc sur l’utilisation de ce super outil pour eux et je vous ferai suivre également les liens ici 🙂

 

Let’s Recap Blog https://letsrecap.com/blog/

I am now officially a Recap pioneer. I love this tool and I gladly accepted the offer to become a sort of ambassador of the product. I will be writing about how to use this wonderful tool and will share the blog entries here as well.

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What’s the Word?

Originally published on this blog: http://pearsonerpi.com/fr/blog/article/whats-the-word

The number one excuse that students give for reverting to their mother tongue in an ESL classroom is not knowing the word they need in English. Having sufficient vocabulary to communicate is essential to students. That’s why, as teachers, we provide them with functional language when doing a communicative or writing activity, and that’s also why teaching vocabulary is so important. But what is the best way to teach vocabulary? After all, every learner is different.

When babies start to speak, their vocabulary is very limited. Then, little by little, babies start to use common words like mama or milk. These words are not only functional, they are the words children hear most often. I have never heard a young child use environment as his or her first word! (If you have, please send the video: we want to see this!) Babies use words that are constantly repeated by their parents and close family members. It is the same with students. After being repeated again and again, simple instructions like “open your books” are understood by students. Teachers repeat words, use gestures and provide visual clues until they don’t need to anymore.

As students hear the words and use them again and again, the words become part of their own vocabulary. I usually start the year by asking my students to introduce themselves. Every year, students struggle with the word achievement. Now, as a teacher, when students don’t know a word, we can translate it, explain it, illustrate it … but what really makes it stick is when they reuse it. That’s why after having them read a few texts on someone else’s achievements and use the word in conversations again and again, I can happily see my students use the word achievement in a writing production five months later … without any prompting!

Here are some ways to reuse vocabulary so that it sticks:

  • Use or reuse the words you want students to learn in your own stories and instructions. Tell them about your own accomplishment or reuse the word at the beginning of a class to talk about someone’s accomplishment that you heard about on the news. The trick is for them to hear that word—the one you are trying to teach them—as often as possible.
  • Have students use the words themselves. Challenge them to write a story using all of the newly introduced vocabulary words. Use short writing exercises like the ones in the It’s Your Turn sections of the On Track series and challenge students to use some of the new vocabulary words in the task.
  • Use or reuse the vocabulary words in discussion prompts for group conversations. Make sure the words are in the questions or necessary for the answers.
  • Find texts or news articles that include the vocabulary words you want to teach. Make sure students see the words in context as many times as possible.
  • Have students play games with the words. Have them play Hangman or use apps like Quizlet to have some fun with vocabulary. Play charades with the students and have them act out the words to one another or to the class.

The key to learning new vocabulary words is not to memorize a list of words but to live the words—to actually use and manipulate the language until the words become as familiar and as much a part of the students’ routine as “open your books” has surely become for your students.

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Être une bibitte

Pas facile d’être différent en enseignement. Un patron m’avait gentiment surnommée la crinquée. Et pas une crinquée frustrée et folle, une crinquée d’énergie et d’idées. Il m’avait souhaité la bonne année en me disant qu’il me souhaitait de me trouver toute une gang de crinqués dans le futur.

Lorsque que l’on est passionnée et donc crinquée, on se sent un peu différente. Dans un monde syndical où on nous encourage à ne pas en faire plus que ce qui est sur notre contrat, à respecter nos heures de travail à la lettre pour ne pas affecter les choses, on a deux choix : respecter la règle syndicale et être solidaire ou faire les choses différemment et déranger…

Déranger les autres

Je travaille souvent de la maison. J’y suis productive, mes idées et projets avancent et j’ai une vie tout à fait équilibrée, je vous le promet! Je respecte complètement le choix de certains collègues qui ne ramènent pas de correction à la maison afin de maintenant leur équilibre de vie.  Ils arrivent à faire leur boulot à leur façon. Pourtant, mon choix d’équilibre de vie est souvent mal vu. Je rappelle des parents en soirée (oui, oui, je fais ça!). Pourquoi? Parce que dans la journée, j’ai, de un, très peu de temps et, de deux, les parents ne sont souvent pas disponibles dans la journée. Un appel aux parents peut donc être reporté de plusieurs jours. Ce 15 minutes de conversation téléphonique après l’école m’a souvent aidé à me sauver d’heures innombrables de travail. Faire une mise au point avec le parent aide à apporter des précisions et évite de mauvaises interprétations. Parler au parent rapidement m’a souvent permis d’intervenir plus rapidement auprès d’un élève et de trouver une solution rapide au lieu d’avoir à récupérer des mois de frustrations vécues par l’élève ou son parent. Prendre 15 minutes en dehors de mon temps de travail m’a fait économiser du temps et m’a rendu plus efficace.

Mais ça dérange… si moi je le fais, les parents vont donc s’attendre à ce que tous le fasse? Les collègues qui font le choix de ne pas faire de travail en dehors des heures de notre contrat de travail sentent donc une pression… alors quel est le choix? Je ne le fais pas pour respecter mes collègues et les empêcher de se sentir mal ou je le fais pour me respecter moi et ma façon de travailler? Et pendant ce temps-là, c’est moi qui se sentira mal!

Trouver d’autres bibittes

Dans un monde où l’on marche à l’envers des autres, il est important de se trouver d’autres bibittes, d’autres crinqués. Mon boss avait bien raison quand il me souhait de m’en trouver d’autres. C’est en étant entouré d’autres gens comme nous qu’on a la force de continuer à faire les choses d’une façon qui respecte nos valeurs personnelles. On se rend compte que d’autres pensent comme nous. On se découvre des alliés.

Mes antennes sont donc toujours à la recherche de bibittes. De gens comme moi. Et quand je les trouvent, les conversations sont toujours tellement intéressantes! Lors d’une journée pédagogique avec des collègues bibittes, on dirait qu’on est tous soudainement  »plogués » sur le 220. On veut profiter du moment au maximum. Tout le monde parle et partage et les conversations vont vite.

Devenir des microbes

J’avais cette conversation sur le fait de se sentir à part avec des collègues récemment lors d’une de ces journées pédagogiques inspirantes. L’un d’entre eux a mentionné qu’il se demandait où était sa place. Devait-il se tourner vers une autre école ou un autre métier afin de trouver un monde du travail où d’autres seraient comme lui? Quelle tristesse. Comme si les gens différents, qui innovent, qui font les choses différemment n’étaient pas à leur place dans notre système d’éducation.

Une autre collègue a alors dit: il faut devenir des microbes et pas des bibittes. Bon, j’avoue qu’encore une fois le terme microbe (comme celui de crinqué) n’est peut-être pas très positif mais l’image est là. Il faut devenir contagieux.  Tout en respectant les valeurs des autres, il faut les amener à voir que notre façon de faire et notre énergie ne leur enlève rien. Que nous sommes capables de respecter leur façon de fonctionner, mais qu’il leur est possible de nous encourager dans la nôtre également. Et peut-être que nous pouvons leur apporter quelque chose au lieu de les déranger. Mais c’est tout un défi!

Une école est un milieu de vie. Les élèves naviguent donc dans différents univers, cours après cours. Ils rencontrent différents adultes et s’adaptent à différents styles. Ils devront le faire dans leurs milieux de travail plus tard. Ils rencontreront des bibittes et en seront peut-être eux-mêmes. Les grandes valeurs à leur apporter en tant qu’enseignant sont donc le respect des autres et le respect qu’ils auront envers eux-mêmes et leurs valeurs personnelles!

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Note: Je m’efforce d’écrire dans le meilleur français possible. N’hésitez pas à me faire remarquer une coquille ou une faute. Même Antidote n’est pas parfait et la technologie ne remplace pas l’oeil humain 🙂 L’erreur sera corrigée promptement!

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