My Simple Show

Belle découverte!
https://www.mysimpleshow.com/

-on peut importer et animer nos PPT
-peut servir de storyboard pour la planification d’un texte narratif 
-connexion avec compte Google possible (pour prof et élèves) -tutoriels simples qui nous guident pas à pas -suggestion d’images selon les mots clés de notre texte
-possibilité d’importer nos propres images
-sélection de voix et de vitesse de lecture
-possibilité d’importer sa propre voix ou musique
-partage facile lorsque la vidéo est terminée
-certaines options payantes, mais possibles avec la version gratuite.
-version classroom: gratuité pour 50 élèves

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Ditch That Textbook- Une critique de livre

J’aime les livres… eh oui, je suis une accroc à la techno et j’aime encore lire des livres en format papier.  Ce n’est pas que j’ai quoi que ce soit contre les livres numériques, mais avant de faire le grand saut, je dois terminer les quelques centaines de livres papier ,achetés ici et là, qui m’attendent. Je suis une ramasseuse de romans et de livre de développement personnel et professionnel et j’ai une très grosse pile de livres directement à côté de mon lit…qui m’attendent patiemment. Chaque année je me mets au défi de livre un certain nombre de ces livres. L’an dernier mon objectif était de lire 30 livres en tout. Je n’ai pas atteint mon objectif puisque je n’en ai lu que 28…ce qui n’est pas si mal. Un de ces livres est Ditch that textbook de Matt Miller.

Petite anecdote sur le livre: J’ai commandé le livre il y a un peu plus d’un an sur le site d’Amazon. Je l’ai acheté avec deux ou trois autres livres intéressants que j’ai probablement voulu lire suite à une conférence où on les a mentionnés ou parce qu’un ami ou amie me l’avait recommandé. Je les ai achetés et ajoutés à la pile à côté de mon lit. Lorsque je suis arrivé au livre Ditch That Textbook, j’ai remarqué que certaines pages étaient blanches. J’ai tout de même débuté ma lecture en me disant que c’était peut-être un concept de prise de note ou quelque chose du genre… mais non. Plusieurs pages étaient tout simplement manquantes. Lorsque j’ai contacté Amazon, on m’a dit qu’il était trop tard pour retourner le livre et j’étais donc bien triste de ne pas pouvoir lire le livre. J’ai contacté l’auteur…et devinez quoi? Il m’a envoyé une copie gratuitement! Une copie signée en plus… il a même ajouté quelques autocollants. Quelle chance! Je tenais à le souligner ici, car ça vous démontre un peu à qui nous avons affaire en tant qu’auteur. J’avais encore plus hâte de lire le livre.

En tant qu’auteur de cahier d’activité, je dois admettre que le titre du livre m’a fait peur un peu. Après tout, j’ai écrit quelques cahiers d’exercices et je sais qu’on y retrouve de très bonnes choses et de la très bonne pédagogie. L’idée derrière Ditch that textbook n’est pas de présenter un éditorial contre ce genre de matériel du tout. Ce n’est pas non plus un exposé sur l’importance d’être une classe sans papiers et entièrement technologique.  C’est plutôt un livre qui parle de l’importance d’être passionné en tant qu’enseignant, d’être créatif et surtout d’innover! Pour tout enseignant motivé, c’est un livre qui vous fera dire: ah bon, je ne suis pas le seul à être comme ça!

En lisant le livre, j’ai pu venir confirmer certaines de mes pratiques de pédagogue, j’ai trouvé de nouvelles idées et j’ai réfléchi et retravaillé certaines de mes pratiques.  Bien sûr, certaines idées m’ont moins rejoint et certaines suggestions ne s’appliquaient pas dans le contexte de mon cours.  L’auteur nous met à l’aise avec tout ça en nous faisant sentir que c’est tout à fait correct de ne pas embarquer dans chaque idée et qu’il faut choisir ce qui nous convient. Je me suis senti, en lisant cet auteur, comme si je jasais avec un autre enseignant motivé et passionné par l’enseignement.

L’idée d’utiliser des appels mystères avec Skype m’a beaucoup intrigué et c’est quelque chose que j’aimerais essayer en classe. Les problèmes techniques possibles dans mes différents locaux me font peur un peu, mais innover c’est aussi surpasser ces peurs et essayer quelque chose de nouveau pour ensuite s’ajuster. Je vais aussi regarder comme Twitter pourrait prendre une place plus importante dans mon enseignante. Je l’utilise déjà pour mon développement professionnel, mais des possibilités d’utilisation en classe me sont venues à l’esprit pendant ma lecture. Ces deux outils aideraient mes élèves à communiquer avec d’autres que moi et leurs collègues de classe.

La suggestion d’utiliser le clavardage avec Today’s Meet lors des périodes de lecture en silence en classe fut une des premières choses que j’ai essayée en classe et c’est génial. Mes élèves peuvent poser des questions et ne pas rester bloqués à cause d’un mot ou d’un passage du livre, et ce, sans devenir une source de distraction pour les autres élèves. Je n’aimais pas ces longues périodes de classe ou je regardais mes élèves lire en silence…bien qu’il est rare que mes élèves soient silencieux et lisent des cours complets. Je me sentais inutile lors de ces moments. Maintenant je peux communiquer avec eux et les guider pendant  leur lecture. C’est quelque chose que la technologie me permet de faire et qui serait impossible sans elle.

Avec le livre Teaching like a pirate, ce livre est un des incontournables que je recommanderai à mes collègues et à mes élèves en stage à l’université. C’est un livre que je devrai également relire à certains moments. 

Je vous invite à suivre l’auteur de ce livre sur son blogue ici, ou de le suivre sur Twitter. J’ai aussi eu la chance de participer au Ditch that textbook summit qui était super! C’était ma deuxième année et ce fut, encore une fois cette année, très pertinent!

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Bien gérer son temps, en classe et dans la vie! (2e partie)

Dans mon dernier billet, j’ai parlé de mon utilisation de minuteries en classe lors d’activités ou tout simplement pour m’aider à être plus efficace en classe avec les élèves. Les enseignants ont aussi beaucoup de tâches connexes liées à leur travail qui ne sont pas nécessairement de l’enseignement. Nous avons des périodes dédiées au travail administratif dans notre horaire, des journées pédagogiques et nous travaillons aussi, bien évidemment, de la maison (quand ce n’est pas dans nos pauses et sur nos heures de dîner!)

J’entends souvent des enseignants dire à quel point ils sont débordés par toutes les tâches à accomplir et il est très facile d’être distraits lors des périodes de travail dites  »administratives ».  Vous est-il déjà arrivé, en tant qu’enseignant, de terminer votre journée pédagogique et de vous dire: mais je n’ai rien fait aujourd’hui!? Je suis certaine que vous avez accomplit plein de choses, mais les distractions constantes de la journée ont fait que les choses essentielles n’ont pas été faites. Et que dire de travailler de la maison! Entre le mari/chum et ses questions, les enfants et les distractions du genre manque de motivation (encore un épisode de Stranger Things et je débute ma correction…) il est facile d’avoir le sentiment de n’avoir rien fait de la journée!

Ce qui m’aide? La minuterie, oui, oui, encore elle 🙂

Utiliser une minuterie au travail

J’ai de temps à autre dans mon horaire des plages réservées au travail de type administratif. J’ai donc une heure et 15 minutes pour faire ce que j’ai à faire… mais ce travail se fait très peu si je suis constamment distraite. Des courriels entrent dans ma boite de réception, des collègues viennent me parler d’un cas d’élèves… et lorsque la cloche sonne, je me rends compte que je n’ai rien biffé de ma liste! C’est donc là que je sors ma minuterie. Je commence par choisir 2 ou 3 tâches que je dois absolument compléter et je fais une estimation du temps requis pour chaque tâche. Par la suite, je me mets mon casque d’écoute sur la tête (oui, je deviens complètement antisociale), je mets ma liste concentration sur Spotify (en voici une que j’aime beaucoup) et j’attaque les tâches choisies. La minuterie m’aide à me concentrer sur la tâche et me fait travailler plus vite puisque je dois terminer avant que la minuterie sonne.

La minuterie peut être réglée pour 10 minutes, 30 minutes ou même une heure! Lors des journées pédagogiques, j’aime séparer ma journée en section. Je regarde ma liste et décide de ce que j’aimerais accomplir d’ici la fin de la journée. Ensuite je me cache. Je trouve une classe vide ou j’utilise mes écouteurs et je m’active. Je m’assure de réserver des plages horaires pour socialiser et bien sûr, je prends une pause pour le diner. Par le passé, je travaillais sur mon heure de dîner, mais j’ai appris que de prendre une pause me rendait en fait plus efficace. Je prends donc le temps de mettre la minuterie hors fonction et je relaxe avec des collègues ou avec un bon livre sur mon heure de dîner.

Gérer les distractions

Une des distractions les plus fréquentes lorsque je tente de travailler est mes courriels. C’est pourquoi je réserve toujours une dizaine de minutes à ma routine ici et là dans ma journée pour répondre à mes courriels. Je me mets une minuterie d’une dizaine de minutes, je réponds aux courriels les plus urgents et par la suite, je lâche prise! Je me concentre ensuite sur les tâches à faire et j’ignore les courriels. Voici à quoi pourrait ressembler ma  »programmation » d’une heure de travail.

  • Minuterie 1: 10 minutes: courriels
  • Minuterie 2: 20 minutes: correction des productions écrites du groupe 32
  • Minuterie 3: 10 minutes: pause et lectures d’articles ou d’un livre
  • Minuterie 4: 20 minutes:  correction des productions écrites du groupe 32

Je ne terminerai peut-être pas toute ma correction, mais pour 40 minutes j’ai corrigé et je me suis donné une pause. L’important c’est de mettre à l’horaire la tâche la plus importante ou la plus urgente. J’ai remarqué que je suis beaucoup plus efficace pendant ce 20 minutes que si je m’étais assise pendant une heure pour corriger… j’aurais trouvé des façons de procrastiner! Les pauses m’aident beaucoup. Je ne suis pas distraite pendant ce 20 minutes intense puisque je sais que lorsque la sonnerie arrivera, je pourrai faire mes autres choses. Je ne me retrouve pas non plus dans une correction biaisée. J’ai remarqué que si je corrige pendant plusieurs heures sans pause, les notes des élèves se ressemblent beaucoup ou je deviens frustrée plus facilement (mais nous l’avons vu en classe trois fois et ils font encore cette erreur grrr….). Je préfère être plus reposée en prenant des pauses et je suis donc plus juste et équitable dans ma correction.

Utiliser des minuteries à la maison

J’utilise aussi des minuteries à la maison. Il y a plusieurs tâches que je déteste… comme vider le lave-vaisselle ou nettoyer la litière du chat… Ces tâches peuvent facilement être reportées lorsqu’elles ne nous tentent pas! Elles ont pourtant besoin d’être faites! Je divise donc les tâches qui doivent être faites et je me mets une minuterie d’une trentaine de minutes pour 3-4 choses, par exemple. Ensuite, je me mets une liste de chansons motivantes (j’aime beaucoup celle-ci sur Spotify) et je me mets à la tâche. C’est fou comment on arrive à réaliser un bon nombre de tâches rapidement lorsqu’on a un délai à respecter. Cette idée de mettre une minuterie pour faire des tâches ménagères me vient d’un système qui m’a beaucoup aidé à m’organiser. Flylady n’a rien à voir avec l’enseignement, mais m’a beaucoup aidé à organiser ma vie personnelle et ma maison. Lorsqu’on s’abonne à l’infolettre, les courriels journaliers nous aident à reprendre le dessus sur le chaos qui s’ingère si facilement dans notre quotidien.

Se mettre à l’horaire

Avec toutes ces tâches et cette longue liste de choses à faire, j’ai deux choses qui sont très importantes à ajouter: me mettre à l’horaire et accepter que la liste ne soit pas toute complétée! Je mets à l’horaire du temps pour l’exercice physique, la méditation, la lecture et je sais aussi que je ne pourrai pas tout planifier. Un de mes voyages préférés est celui où nous n’avions rien planifié du tout. Aucune réservation et des choix de destinations à l’aide de pile ou face! C’est bien parfois de ne pas tout minuter, ne pas avoir de liste et de décrocher!

L’autre chose que j’ai dû travailler est d’accepter que ma liste de choses à faire n’allait probablement jamais être vide et que parfois, je dois accepter de remettre au lendemain. Je préfère me concentrer sur tout ce que j’ai barré de ma liste cette journée-là et d’en être fière. C’est beaucoup plus motivant!

Et puis, votre première minuterie est pour quand? Quelle tâche réaliserez-vous en 10 minutes aujourd’hui?

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Bien gérer son temps, en classe et dans la vie!

Depuis maintenant quinze ans, je jongle un emploi à temps plein en enseignement, des cours à l’université à chaque session, des contrats à temps partiel en écriture ainsi que des conférences sur divers sujets. S’ajoute à tout ça ma merveilleuse fille que j’élève seule depuis sa naissance. Vous comprendrez donc que la gestion de mon temps est devenue une de mes forces… je n’ai pas eu le choix!

En enseignement, gérer son temps de façon efficace est essentiel. Que ce soit en classe lorsque nous devons gérer des tonnes de questions d’élèves toutes les cinq minutes ou lorsque nous avons des délais à respecter comme l’entrée des notes pour le bulletin, trouver des stratégies et des outils efficaces de gestion de temps est essentiel. Dans mes prochains billets de blogue, je vous présenterai des petits trucs ou des stratégies qui me permettent d’être efficace en classe et même dans la vie.

La gestion du temps en classe

Perdre la notion du temps en classe alors qu’on s’occupe de 30 élèves peut arriver facilement. J’utilise des minuteries régulièrement en classe pour différentes raisons. J’ai découvert que l’utilisation d’une minuterie projetée sur mon tableau interactif permet aux élèves d’être plus concentrés sur la tâche et que cela les aide à gérer leur propre temps efficacement. Un de mes outils préférés est  Online Stopwatch. Il est simple à utiliser et offre également des minuteries drôles comme par exemple des escargots qui font une course. Ces minuteries peuvent être amusantes, mais j’utilise la minuterie toute simple, car les élèves deviennent rapidement distraits avec les autres types de minuteries. Il est aussi important de vérifier le volume provenant de votre tableau interactif ou de votre ordinateur, car la sonnerie à la fin peut être très forte. Les élèves feront le saut de toute façon, mais d’habitude, ils trouvent cela bien drôle.

Je n’utiliserais pas personnellement de minuterie lors d’évaluations. Je trouve que l’ajout de minuterie peut stresser les élèves. Je préfère l’utiliser lors des travaux de groupes. Comme nous, les élèves sont souvent distraits lorsqu’ils travaillent en groupe. Admettez que nous aussi, lorsque nous sommes en groupe avec des collègues, nous avons tendance à nous éloigner de la tâche parfois avec d’autres sujets de conversation. C’est tout à fait humain et tout à fait normal. Les élèves font donc de même.  Lorsque j’utilise une minuterie, je remarque que les élèves retournent à la tâche de façon autonome. Un d’eux mentionne alors le temps restant et ils se mettent tous à la tâche sans aucun rappel de ma part. Ils apprennent donc à gérer leur temps efficacement en travail d’équipe.

Si l’idée de projeter une minuterie est trop intense pour vous ou si cette option n’est pas disponible faute de projecteur, vous pourriez demander à un élève de servir de minuterie. C’est un peu moins efficace et bien sûr, vous devez choisir un élève en qui vous avez confiance.

Vous n’avez qu’à demander à l’élève de vous faire signe dans 5-10 ou 15 minutes selon votre besoin.  Vous pouvez aussi assigner le rôle de gardien du temps à un élève dans chaque équipe de travail. C’est une autre opportunité d’apprentissage de la gestion du temps. Les élèves peuvent utiliser leur montre, leur téléphone (si votre école le permet) ou simplement l’horloge au mur de la classe.

J’aime aussi parfois me mettre des minuteries personnelles plus discrètes et ne pas les projeter aux élèves. Par exemple, si je veux donner 5 minutes à mes élèves pour réfléchir sur un sujet donné avant une discussion, je peux mettre une minuterie de 5 minutes sur ma montre ou sur mon téléphone. Le mode vibration me permet d’être discrète, mais de m’assurer de gérer le temps de façon efficace. Si je me rends compte que les élèves ont besoin de plus ou de moins de temps, ils ne savent même pas que la minuterie était là.  Cela m’aide à gérer les oublis ou lorsque je me rends compte que j’ai donné le double de temps nécessaire et que les élèves ne sont plus engagés dans la classe, car j’étais distraite à quelque chose d’autre.

 

5 minutes avant la cloche

Lorsque j’ai débuté en enseignement, il m’est arrivé fréquemment de commencer une activité et d’ensuite réaliser que la cloche allait sonner. Garder nos élèves motivés et engagés jusqu’à la fin est super, mais parfois, commencer une activité qu’on n’aura pas le temps de terminer diminue l’effet motivant et captivant de cette activité. La portion d’introduction de l’activité devra probablement être répétée au cours suivant, ce qui donne aux élèves un sentiment de déjà vu peu intéressant. Les minuteries peuvent donc aider dans ce cas. Se mettre une alarme discrète sur notre montre ou notre téléphone nous permet d’arrêter le cours 5 ou 10 minutes avant la fin. Il est probablement plus gagnant d’utiliser ces 5-10 dernières minutes pour faire une activité de récapitulation tel qu’un billet de sortie (exit ticket  en anglais), un nuage de mots ou un petit jeu afin de terminer la classe sur une note positive.

Truc techno: Pour les nuages de mots, j’aime beaucoup le site web Answer Garden puisqu’il est facile d’utilisation, autant pour l’enseignant que pour l’élève. Si vous n’avez pas accès à la technologie, vous pourriez demander à vos élèves de créer un nuage de mots au tableau, ou même en équipe sur papier. C’est une activité qui demande peu de préparation et qui révise le vocabulaire vu pendant le cours.

Être flexible

Même si les minuteries sont très pratiques, il faut faire preuve de flexibilité en tout temps. Si vous planifiez votre cours à la minute près, vous risquez d’être non seulement déçu, mais bien stressé. Certains groupes prendront plus ou moins de temps pour réaliser une activité. Certains élèves termineront la tâche rapidement alors que d’autres auront besoin d’aide et de plus de temps. Il est donc essentiel de ‘’marcher sa classe’’. Promenez-vous pour voir ce que font vos élèves, analysez leur travail et leurs méthodes et voyez qui a de la difficulté. Il ne faut pas non plus hésiter à arrêter le cours complètement afin de s’ajuster ou de donner des précisions sur la tâche si on voit que quelque chose cloche. Les minuteries peuvent être changées, mises sur pause ou même complètement arrêtées. Elles sont donc flexibles… comme vous devriez l’être.

 

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Le bonheur facile

Je discutais dernièrement avec une direction d’école qui me disait que pour faire ce métier, et le métier d’enseignant, il fallait avoir le bonheur facile. Il fallait donc être capable de mettre notre énergie sur le positif. C’est comme ça, selon cette direction, que l’on survit et qu’on peut bien évoluer dans le milieu de l’éducation.

Je crois en fait que c’est comme cela qu’on survit partout, dans n’importe quel métier. Trop souvent, j’entends des horreurs dans mon milieu: ‘’cet élève-là, y’a rien à faire’’, ‘’avec les coupures constantes, c’est impossible d’enseigner’’, ‘’lâche prise, on ne peut pas tous les sauver’’, ‘’il faut que tu te protèges, fais en moins!’’, ‘’la clientèle est devenue trop lourde’’. Cette clientèle qu’on mentionne… eh bien, ce sont des enfants, des adolescents. Qu’est-ce qui fait qu’on fait ce métier et qu’on se dit: je choisis qui, d’entre tous les élèves, mérite mon attention? Qu’est-ce qui fait qu’on se dit: ‘’moi je ne fais plus d’effort.’’

Dans tout métier, ce genre de découragement devrait mener à une remise en question. Une réorientation de carrière, une pause, une thérapie… quelque chose. Je n’arrive pas à concevoir passer 10, 20 voir 30 ans dans cet état d’esprit. Mais quand notre emploi en est un de modèle pour des jeunes… il me semble que c’est encore pire!

Cette année, je me suis donné le défi de miser encore plus sur le positif. Je tente de le faire au quotidien, mais j’ai voulu le faire vivre à mes élèves et aux parents également. Je crois fortement à la communication avec les parents. Bien sûr, il y a parfois des parents peu commodes, qui nous remettent en question constamment et même nous accusent à tort. 99% du temps, la communication (un téléphone, un courriel, un suivi) règle le problème. Parfois non. C’est ça travailler avec des humains. Parfois, il faut travailler fort pour se comprendre.

Souvent, la communication avec les parents se limite au bulletin et quelques courriels sur les examens à venir. Lorsque c’est plus que ça, c’est rarement positif. Maxime a dérangé pendant le cours ou Sabrina devrait venir en récupération, car elle a de la difficulté. Comme parent, j’ai rarement eu des communications avec les enseignants au-delà des devoirs à faire, message envoyé à tous les parents du groupe. Mais jamais un courriel positif… j’ai fait le tour de mon entourage et eux non plus n’ont pas eu ça. Alors je me suis lancée.

Dès la rentrée, j’ai commencé à observer mes élèves et à envoyer des courriels. Une fois par semaine, je prends 20-30 minutes et je fais le bilan de ma semaine. Je passe en revue chacun de mes groupes et je prends des notes sur des comportements observables. Un élève a participé plus qu’à son habitude, car il était emballé par le sujet de discussion. Une autre a spontanément aidé un élève en difficulté. Un élève a posé des questions et s’est appliqué dans un travail en particulier avec un souci clair de réussir. Chaque petit geste, réussite, entraide et comportement positif vaut la peine d’être souligné. Et ces observations, et bien je les envoie par courriel aux parents.

Le vrai défi sera de m’assurer que tous ont reçu au moins un courriel cette année. Même l’élève le plus difficile. Car oui, il y en a des élèves difficiles. Des élèves qui viennent jouer sur nos nerfs, qui nous cherchent, qui en fait cherchent de l’attention. Ces élèves-là ne sont pas des élèves avec lesquels il faut lâcher prise. Ils sont ceux qui nous demandent de faire plus. Ils sont ceux qu’il faudra observer plus attentivement pour s’assurer de trouver le positif et de valoriser celui-ci plus que les mauvais comportements.

Mais avec tout le travail qu’un enseignant a à faire, se rajouter des courriels positifs, c’est possible? Tout dépend de comment on voit les choses. J’ai personnellement vu l’impact de ces courriels tout de suite. Des jeunes fiers du courriel envoyé à leurs parents et qui se sentent valorisés, reconnus et appréciés et qui travaillent encore plus fort en classe. Une meilleure communication entre le parent et l’enseignant et une valorisation de mes cours par le parent envers son enfant. D’autres élèves qui entendent parler des courriels et font des efforts, positifs eux aussi. C’est 20-30 minutes ajouté à ma routine par semaine. C’est des minutes de gestion de classe de moins, car le climat est meilleur. Et c’est motivant pour moi de terminer chaque semaine avec du positif au lieu de passer 20-30 minutes par jour à chialer contre le gouvernement, les coupures et la clientèle. Je refuse de passer mes journées à chialer. On m’a déjà dit: le dernier qui a voulu changer le monde, on l’a crucifié… et bien au moins il aura essayé. Je suis loin de me prendre pour Jésus, mais je crois qu’on peut tous, un petit peu à la fois et à sa façon, changer les choses.

Et vous, de quelle façon amenez-vous le positif dans votre emploi et votre milieu?

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Une nouveauté sur Quizlet

Quizlet est un outil qui permet à l’enseignant ou même à l’élève, de se créer des listes de termes, concepts ou mots de vocabulaire à étudier. Plusieurs fonctions comme des cartes pour étudier, des jeux et même des petits quiz audio ou visuel permettent d’étudier les termes.

Quizlet vient d’annoncer une nouvelle fonction qui permet d’identifier des points dans une image. Très pratique pour les enseignants en science et en mathématiques, mais je vois plein de possibilité pour les enseignants de langue seconde également!

Voici une vidéo, en anglais seulement, qui vous présente comment fonctionne cette nouveauté. Quizlet est par contre disponible en français également.

Je garde mon esprit ouvert aux possibilités et essayerai sûrement cette nouvelle fonction!

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Nouveauté pour Google Classroom!

Il est maintenant possible d’avoir accès à Google Classroom avec une simple adresse Gmail. Plus besoin d’attendre l’approbation de votre commission scolaire ou du soutien technique! Il suffit d’avoir un compte gmail et voilà! Même chose pour un élève! Voici un petit tutoriel qui l’explique très bien. (en anglais seulement)

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Nouveau sur Recap-New on Recap!

Voici un article que j’ai écrit paru sur le blogue de Recap 🙂

Here is an article I wrote on the Recap blog 🙂

https://letsrecap.com/2017/02/22/using-recap-in-the-esl-classroom/

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Nouvelle collaboration!

Let’s Recap Pioneers https://letsrecap.com/pioneers

Je suis maintenant une  »pioneer » de Recap. J’aime beaucoup l’outil et j’ai donc accepté de devenir une sorte d’ambassadrice. Je bloguerai donc sur l’utilisation de ce super outil pour eux et je vous ferai suivre également les liens ici 🙂

 

Let’s Recap Blog https://letsrecap.com/blog/

I am now officially a Recap pioneer. I love this tool and I gladly accepted the offer to become a sort of ambassador of the product. I will be writing about how to use this wonderful tool and will share the blog entries here as well.

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Être une bibitte

Pas facile d’être différent en enseignement. Un patron m’avait gentiment surnommée la crinquée. Et pas une crinquée frustrée et folle, une crinquée d’énergie et d’idées. Il m’avait souhaité la bonne année en me disant qu’il me souhaitait de me trouver toute une gang de crinqués dans le futur.

Lorsque que l’on est passionnée et donc crinquée, on se sent un peu différente. Dans un monde syndical où on nous encourage à ne pas en faire plus que ce qui est sur notre contrat, à respecter nos heures de travail à la lettre pour ne pas affecter les choses, on a deux choix : respecter la règle syndicale et être solidaire ou faire les choses différemment et déranger…

Déranger les autres

Je travaille souvent de la maison. J’y suis productive, mes idées et projets avancent et j’ai une vie tout à fait équilibrée, je vous le promet! Je respecte complètement le choix de certains collègues qui ne ramènent pas de correction à la maison afin de maintenant leur équilibre de vie.  Ils arrivent à faire leur boulot à leur façon. Pourtant, mon choix d’équilibre de vie est souvent mal vu. Je rappelle des parents en soirée (oui, oui, je fais ça!). Pourquoi? Parce que dans la journée, j’ai, de un, très peu de temps et, de deux, les parents ne sont souvent pas disponibles dans la journée. Un appel aux parents peut donc être reporté de plusieurs jours. Ce 15 minutes de conversation téléphonique après l’école m’a souvent aidé à me sauver d’heures innombrables de travail. Faire une mise au point avec le parent aide à apporter des précisions et évite de mauvaises interprétations. Parler au parent rapidement m’a souvent permis d’intervenir plus rapidement auprès d’un élève et de trouver une solution rapide au lieu d’avoir à récupérer des mois de frustrations vécues par l’élève ou son parent. Prendre 15 minutes en dehors de mon temps de travail m’a fait économiser du temps et m’a rendu plus efficace.

Mais ça dérange… si moi je le fais, les parents vont donc s’attendre à ce que tous le fasse? Les collègues qui font le choix de ne pas faire de travail en dehors des heures de notre contrat de travail sentent donc une pression… alors quel est le choix? Je ne le fais pas pour respecter mes collègues et les empêcher de se sentir mal ou je le fais pour me respecter moi et ma façon de travailler? Et pendant ce temps-là, c’est moi qui se sentira mal!

Trouver d’autres bibittes

Dans un monde où l’on marche à l’envers des autres, il est important de se trouver d’autres bibittes, d’autres crinqués. Mon boss avait bien raison quand il me souhait de m’en trouver d’autres. C’est en étant entouré d’autres gens comme nous qu’on a la force de continuer à faire les choses d’une façon qui respecte nos valeurs personnelles. On se rend compte que d’autres pensent comme nous. On se découvre des alliés.

Mes antennes sont donc toujours à la recherche de bibittes. De gens comme moi. Et quand je les trouvent, les conversations sont toujours tellement intéressantes! Lors d’une journée pédagogique avec des collègues bibittes, on dirait qu’on est tous soudainement  »plogués » sur le 220. On veut profiter du moment au maximum. Tout le monde parle et partage et les conversations vont vite.

Devenir des microbes

J’avais cette conversation sur le fait de se sentir à part avec des collègues récemment lors d’une de ces journées pédagogiques inspirantes. L’un d’entre eux a mentionné qu’il se demandait où était sa place. Devait-il se tourner vers une autre école ou un autre métier afin de trouver un monde du travail où d’autres seraient comme lui? Quelle tristesse. Comme si les gens différents, qui innovent, qui font les choses différemment n’étaient pas à leur place dans notre système d’éducation.

Une autre collègue a alors dit: il faut devenir des microbes et pas des bibittes. Bon, j’avoue qu’encore une fois le terme microbe (comme celui de crinqué) n’est peut-être pas très positif mais l’image est là. Il faut devenir contagieux.  Tout en respectant les valeurs des autres, il faut les amener à voir que notre façon de faire et notre énergie ne leur enlève rien. Que nous sommes capables de respecter leur façon de fonctionner, mais qu’il leur est possible de nous encourager dans la nôtre également. Et peut-être que nous pouvons leur apporter quelque chose au lieu de les déranger. Mais c’est tout un défi!

Une école est un milieu de vie. Les élèves naviguent donc dans différents univers, cours après cours. Ils rencontrent différents adultes et s’adaptent à différents styles. Ils devront le faire dans leurs milieux de travail plus tard. Ils rencontreront des bibittes et en seront peut-être eux-mêmes. Les grandes valeurs à leur apporter en tant qu’enseignant sont donc le respect des autres et le respect qu’ils auront envers eux-mêmes et leurs valeurs personnelles!

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Note: Je m’efforce d’écrire dans le meilleur français possible. N’hésitez pas à me faire remarquer une coquille ou une faute. Même Antidote n’est pas parfait et la technologie ne remplace pas l’oeil humain 🙂 L’erreur sera corrigée promptement!

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